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Népal : Les scientifiques éclaircissent enfin les causes de la crue

Une catastrophe naturelle d’une ampleur tragique a frappé le Népal et la Chine, plongeant les deux pays dans le désespoir. Les investigations sur les inondations dévastatrices qui ont eu lieu récemment révèlent des éléments clés sur les événements qui ont conduit à cette tragédie. Le 26 août, à 08h37, un effondrement massif d’une partie de la face nord du mont Langtang Lirung, culminant à environ 5.200 mètres d’altitude, a libéré une quantité impressionnante de glace et de débris. Ce glissement, d’une largeur dépassant un kilomètre, a plongé sur un glacier, obstruant temporairement le cours de la rivière Lhende.

Dès sa libération, cette masse d’eau, de glace et de débris s’est précipitée dans la vallée à une vitesse fulgurante, emportant tout sur son passage, y compris de lourdes roches. Selon les estimations, le volume d’eau et de débris déferlant dans la vallée a atteint 142 millions de mètres cubes, parcourant 20 kilomètres en seulement sept minutes. « Sur une pente extrêmement forte, la gravité a rapidement accéléré l’eau et les débris », a déclaré un rapport sur l’incident.

Les scientifiques, dont le géologue Sudan Bikash Maharjan du Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD), mettent en lumière plusieurs facteurs qui pourraient avoir contribué à cet effondrement. Toutefois, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Entre 1990 et 2020, le glacier concerné a perdu 450 mètres de sa masse, exposant ainsi des roches auparavant recouvertes. Fait notable, aucun tremblement de terre, pluie exceptionnelle ou période de chaleur intense n’a été enregistré avant cet événement.

Le réchauffement climatique est souvent évoqué dans ce contexte, mais les experts soulignent qu’il ne peut pas être considéré comme le seul responsable de l’effondrement. Des études indiquent que les glaciers de l’Himalaya ont fondu deux fois plus vite que la moyenne depuis le début du siècle, ce qui a rendu la région plus vulnérable. Les chercheurs s’efforcent d’analyser si des signes avant-coureurs, tels que l’accélération des mouvements glaciaires ou l’augmentation des volumes d’eau fondue, auraient pu être détectés avant la catastrophe.

Malgré ces investigations, aucun indicateur n’aurait pu alerter les autorités népalaises ou chinoises sur l’imminence d’un tel drame. Un scientifique a souligné la complexité de la surveillance de la multitude de montagnes dans la région, rendant difficile la détection préventive de tels événements.