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Macédoine du Nord : Cinq décès liés au virus du Nil occidental

Cinq décès liés au virus du Nil occidental ont été récemment signalés en Macédoine du Nord, marquant une inquiétante montée des cas dans le pays. Selon le ministère de la Santé, 43 infections ont été recensées, la majorité survenues au cours des trois dernières semaines. Fadil Cana, directeur de la Clinique des maladies infectieuses, a exprimé ses préoccupations : « Presque chaque jour, quelqu’un est hospitalisé et le nombre [de patients] à la Clinique est d’environ 20 à 21. »

Face à cette situation alarmante, les autorités sanitaires ont déclaré l’état épidémique début août dans plusieurs municipalités de la capitale, Skopje, ainsi que dans ses environs. Le ministre de la Santé, Saso Klekovski, a exhorté la population à prendre des mesures préventives, notamment en vidant leurs piscines et en signalant les oiseaux morts, qui pourraient être des vecteurs du virus.

Pour lutter contre la prolifération des moustiques, des opérations massives de fumigation, tant aériennes que terrestres, ont été mises en place dans la capitale et ses alentours, en particulier autour des canaux d’irrigation et des zones aquatiques.

La situation n’est pas isolée à la Macédoine du Nord. En effet, la propagation du virus du Nil occidental a considérablement augmenté ces derniers mois en Europe. Bien qu’il ait été détecté pour la première fois en Macédoine du Nord en 2011, avec seulement 54 cas confirmés à la fin de l’année 2025, cette année, 11 autres pays européens, dont la France, l’Albanie, l’Allemagne et l’Italie, ont également signalé des infections, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

En Europe, la plupart des infections humaines surviennent pendant la saison des moustiques, qui s’étend de la fin du printemps à l’automne, avec un pic de transmission observé entre juillet et septembre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise qu’il n’existe ni vaccins ni traitements spécifiques pour ce virus, et que les soins se limitent à la gestion des symptômes et à l’hospitalisation pour les cas graves.