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L’Australie projette d’interdire les data centers à proximité des écoles.

Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, se prépare à aborder un sujet crucial lors d’une réunion avec les dirigeants des États, prévue pour mercredi. Il plaidera pour l’interdiction de l’implantation de grands centres de données à proximité des écoles, des habitations et des terres agricoles. Cette initiative, révélée par des documents consultés par l’AFP, s’inscrit dans une démarche de précaution visant à protéger les communautés.

En parallèle, le gouvernement australien a annoncé son intention de mettre en place une législation régissant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). Cette loi, qui devrait encadrer des aspects tels que la propriété intellectuelle et la sécurité, répond à des préoccupations croissantes sur l’impact de ces technologies sur la société.

L’Australie a récemment pris une mesure audacieuse en devenant le premier pays au monde à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bien que cette décision ait été accueillie avec un succès mitigé, elle témoigne de l’engagement du pays à protéger les jeunes utilisateurs en ligne. Dans le même temps, l’État de Nouvelle-Galles du Sud, le plus vaste du pays, a annoncé son intention d’examiner la faisabilité de 26 nouveaux projets de centres de données, représentant un investissement total de 100 milliards de dollars australiens (61,4 milliards d’euros).

La construction de ces infrastructures a connu une hausse significative, avec une augmentation de 65 % par an au cours des trois dernières années dans cet État, qui abrite actuellement 90 centres de données. Toutefois, une proposition visant à établir un centre de données près d’une école et sur un site classé a été abandonnée en juin dernier suite à une controverse.

Anthony Albanese devrait également plaider pour l’établissement de normes nationales concernant l’utilisation de l’eau et de l’énergie par ces centres de données. Son objectif est de réduire leur impact sur les populations locales, en imposant des règles qui exigent leur éloignement des écoles, des habitations, des terres agricoles de qualité et des zones potentielles pour la construction de logements.

Enfin, la start-up américaine Anthropic a exercé des pressions sur les autorités australiennes pour modifier la législation sur les droits d’auteur, afin de faciliter l’entraînement des modèles d’IA. Cette demande a suscité des réactions vives tant dans les médias que dans le secteur artistique, soulignant les tensions autour de l’évolution rapide de la technologie et de ses implications.