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La Colombie projette d’enfermer les détenus dangereux sur des navires en mer.

La Colombie, confrontée à une montée inquiétante de la violence et de la criminalité, envisage une approche inédite pour faire face à ces fléaux. Depuis son investiture le 7 août, le président Abelardo de la Espriella, représentant d’une droite ferme, propose de placer les criminels les plus dangereux du pays sur des navires en mer, une initiative qui suscite déjà des débats.

Ce projet, soutenu par les États-Unis, s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les groupes armés liés au narcotrafic. Lors d’une récente réunion sur la sécurité, De la Espriella a exprimé sa volonté de faire avancer ce plan de navires-prisons, selon des sources au sein du ministère de la Défense, même si les détails restent encore flous.

L’idée de détenir des criminels en mer n’est pas nouvelle. En 2007, l’ancien président Alvaro Uribe avait déjà utilisé cette méthode, en plaçant des trafiquants de drogue sur des bateaux dans les océans Atlantique et Pacifique avant leur extradition vers les États-Unis. Cette approche vise à réduire les risques d’évasion et à restreindre les interactions des détenus avec le monde extérieur. Cependant, elle soulève des préoccupations majeures. De nombreuses organisations de défense des droits humains dénoncent cette forme de détention, arguant qu’elle porte atteinte aux droits fondamentaux des prisonniers.