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Italie : Des pyromanes soupçonnés d’avoir utilisé des chats comme torches vivantes

Une cruauté insupportable. En Italie, des chats auraient été utilisés comme torches vivantes pour propager les incendies qui ravagent actuellement la Calabre. Cette information a été divulguée par le département régional de la Protection civile, qui a également signalé la découverte de « des déclencheurs et des détonateurs à retardement », selon son directeur général, Domenico Costarella, rapporté par La Stampa.

Ce sont les pompiers engagés dans la lutte contre les flammes qui auraient fait ces découvertes horribles. Domenico Costarella a décrit plusieurs dispositifs qui auraient été employés pour enflammer les forêts. « Nous avons trouvé des retardateurs d’allumage qui témoignent d’une intention non seulement malveillante, mais même criminelle, a-t-il déclaré. Des bougies surmontées d’un chiffon imbibé de liquide inflammable retardaient le départ du feu, qui se transformait ensuite en un incendie plus grave. »

Des chats auraient également été découverts avec des chiffons imbibés de liquide inflammable attachés à la queue. Les animaux auraient ensuite été lancés dans les champs pour favoriser la propagation des flammes. Ces faits rapportés par la Protection civile régionale doivent encore être vérifiés par l’enquête.

Les autorités ont ouvert des investigations pour confirmer la véracité de ces signalements, rapporte le Corriere della Sera. Parallèlement, les associations LNDC Animal Protection et l’Organisation internationale pour la protection des animaux (OIPA) ont déposé plainte afin que les faits soient établis et que les éventuels responsables soient identifiés.

« Si les rapports de la Protection civile étaient confirmés, nous serions confrontés non seulement à un crime environnemental très grave, mais aussi à l’un des cas de cruauté envers les animaux les plus choquants de ces dernières années », a réagi Piera Rosati, présidente de LNDC Animal Protection.

« L’utilisation d’animaux pour déclencher des incendies, en plus de les condamner à une mort atroce, mettrait également en danger les personnes, les habitations, les forêts et des écosystèmes entiers », a commenté Massimo Comparotto, président de la branche italienne de l’OIPA. Les deux associations appellent désormais toute personne disposant d’informations utiles à contacter les forces de l’ordre pour contribuer à l’enquête.