
Israël : Les crocodiles peuvent-ils prévenir les évasions de prison ?
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a salué la nouvelle classification des crocodiles du Nil, qui peuvent désormais être élevés à des fins sécuritaires sous certaines conditions. Selon les médias israéliens, il est prévu de déployer ces crocodiles autour de la prison de Ketziot, où se trouvent de nombreux militants du Hamas.
Des crocodiles pourraient-ils un jour remplacer, ou du moins compléter, les gardiens de prison ? Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale et figure d’extrême droite, a salué la nouvelle classification de l’espèce. En décembre, il avait proposé d’utiliser des crocodiles pour dissuader les tentatives d’évasion des détenus palestiniens.
« Terroriste maudit, tu songe à tenter de t’évader ? Réfléchis-y à deux fois », a-t-il déclaré dans une publication sur Facebook jeudi, accompagnée d’une image générée par intelligence artificielle le montrant avec un crocodile en laisse.
La légende indique : « Les ministres Ben Gvir et Silman coopèrent et entourent les prisons de crocodiles ! »
Des crocodiles pour encadrer des militants du Hamas
Selon la chaîne israélienne 13, l’Autorité israélienne de la nature et des parcs avait exprimé son opposition à ce projet. Toutefois, la réglementation désormais en vigueur stipule que les crocodiles du Nil, auparavant classés comme animaux sauvages, peuvent être élevés à condition « qu’ils soient détenus par un organisme de sécurité […] dans des conditions déterminées » par l’Autorité de la nature et des parcs, « et sous réserve que la ministre de la Protection de l’environnement détermine que leur possession est requise à des fins sécuritaires ».
Des médias israéliens rapportent que l’allié d’extrême droite du Premier ministre Benyamin Netanyahou compte déployer des crocodiles autour de la prison de Ketziot, dans le sud d’Israël, où de nombreux militants du Hamas, capturés après l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, sont détenus, ce qui a déclenché la guerre à Gaza.
L’administration de Donald Trump avait ouvert, durant l’été 2025, un centre de rétention pour migrants en Floride, dans une zone marécageuse peuplée de reptiles, ce qui a valu à ce symbole de la politique migratoire répressive du président américain le surnom d’« Alcatraz des alligators ». L’établissement a depuis fermé.
