
Inondations meurtrières au Népal : Un directeur sauve 900 élèves avant la destruction de son école
Le Népal traverse une crise humanitaire majeure suite à l’effondrement d’un glacier le 26 août, provoquant des crues dévastatrices dans la région. À ce jour, le bilan tragique fait état de 939 morts et 4.925 disparus. Cependant, le nombre de victimes aurait pu être bien plus élevé sans l’intervention rapide d’un directeur d’école à Nuwakot, qui a réussi à évacuer 900 enfants juste avant que les eaux ne déferlent sur la ville, comme le rapporte The Guardian.
Dans une déclaration à la BBC, le directeur a souligné l’urgence de la situation : « Si nous avions pris cette décision dix minutes plus tard, aucun d’entre nous, ni les élèves ni moi-même, ne serait en mesure de vous parler aujourd’hui. » À 9h10, il a reçu quatre alertes en quelques minutes, dont l’une provenait d’une ville en amont de Nuwakot. Face à cette menace imminente, il a pris la décision d’interrompre les cours et d’ordonner aux élèves de se mettre en sécurité en hauteur.
Un élève de 16 ans a partagé son expérience, expliquant qu’ils étaient en classe au moment de l’alerte et n’avaient pas immédiatement réalisé le danger. L’évacuation a conduit les élèves à emprunter un chemin situé derrière l’école pour atteindre une colline. Un autre adolescent a témoigné : « Je ne pouvais pas marcher vite, et mes amis m’ont aidé à gravir la pente. » Dix minutes après l’ordre du directeur, les inondations ont frappé, engloutissant l’internat et le marché local, tandis que l’école était également ensevelie sous la boue et les débris.
Cette action rapide a permis de sauver de nombreuses vies. Une mère, en proie à l’angoisse, a décrit sa course vers l’école de sa fille, témoignant que le marché avait été entièrement emporté par les flots. Les familles, après des heures d’incertitude, ont finalement pu retrouver leurs enfants grâce à des opérations de secours menées par les autorités. Les équipes de secours continuent d’évaluer l’ampleur de la catastrophe et de rechercher les disparus dans les zones touchées.
