
La Louvière : un recruteur de la RAAL écarté après plainte pour atteinte à l’intégrité sexuelle d’un joueur
Un entraîneur de jeunes au sein d’un club de football de La Louvière est sous enquête judiciaire suite à des accusations d’abus sexuels portées par un ancien joueur. Selon les allégations, les comportements inappropriés auraient commencé lorsque la victime était âgée de 15 ans. Le recruteur aurait établi une relation de proximité avec le jeune, qui a finalement décidé de s’éloigner de lui en janvier 2026, avant de porter plainte trois mois plus tard.
L’avocat représentant les parties civiles, Maître Fabian Lauvaux, a décrit la gravité des accusations. Il a souligné que les faits incluent des atteintes à l’intégrité sexuelle, ainsi que des prises d’images sans consentement. Il a également mis en lumière l’abus de pouvoir exercé par le recruteur sur des jeunes vulnérables, en manipulant leur confiance et leurs aspirations dans le monde du football. Selon lui, ces abus s’installent progressivement, souvent accompagnés de pressions psychologiques sur les victimes pour les dissuader de parler.
Lauvaux a exprimé ses craintes quant à la possibilité que cette affaire ne soit que « la face visible de l’iceberg », en raison de la nature délicate des révélations. Il a mentionné que les victimes sont souvent laissées à elles-mêmes, devant faire face à des traumatismes profonds tout en tentant de surmonter les obstacles liés à la dénonciation dans un milieu masculin comme le football.
En avril dernier, la famille de la victime a déposé une plainte, et l’avocat a insisté sur l’importance de soutenir les victimes, tant sur le plan judiciaire que psychologique. Il a décrit l’impact dévastateur de ces événements sur leur avenir et la difficulté de s’exprimer dans un environnement où la masculinité est souvent valorisée.
Face à ces accusations, le club a agi rapidement. Salvatore Curaba, un responsable du club, a déclaré que dès qu’ils ont eu connaissance des allégations, ils ont pris des mesures appropriées, y compris une mise à l’écart suivie d’un licenciement. Curaba a précisé qu’ils avaient consulté la police pour obtenir des conseils sur la meilleure façon de procéder, soulignant que la sécurité des jeunes joueurs était leur priorité absolue.
