
Incendie en Belgique : le feu encerclé, « la situation reste compliquée »
La lutte contre le plus vaste incendie de forêt qu’ait connu la Belgique depuis un siècle se poursuit dans des conditions difficiles. Les pompiers ont réussi à encercler l’incendie dans le parc naturel des Hautes Fagnes au cours de la nuit de mardi à mercredi, mais des reprises de feu ont été signalées. Tony Hosmans, porte-parole de la cellule de crise, a affirmé que l’incendie, qui a débuté le 14 août, ne progresse pas vers l’Allemagne. L’objectif des équipes sur place est de maîtriser la situation d’ici mercredi, idéalement avec l’aide d’appareils aériens.
Cependant, la mobilisation aérienne reste incertaine. Aucun avion ni hélicoptère n’a pu être déployé mardi pour lutter contre cet incendie dévastateur qui a déjà détruit 3 000 hectares de ce parc, situé près de la frontière allemande. Les autorités de la province de Liège ont indiqué que les prévisions météorologiques ne laissaient pas entrevoir d’amélioration suffisante pour permettre le décollage des avions bombardiers d’eau en provenance de Norvège, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas.
Malgré l’absence de soutien aérien, environ 500 pompiers continuent de combattre les flammes, bénéficiant de la pluie qui s’est abattue sur la région. Toutefois, les responsables ont mis en garde que ces précipitations ne signifient pas que l’incendie est sous contrôle. Elles engendrent également de fortes fumées qui compliquent le travail des équipes et réduisent la visibilité pour les opérations aériennes.
Le terrain difficile constitue un autre obstacle majeur pour les pompiers. Le parc, très prisé des touristes, est composé de landes, de tourbières et de passerelles surélevées. La tourbe, qui brûle profondément, favorise les reprises de feu. Néanmoins, les pompiers ont réussi à relier les fronts nord et est de l’incendie, espérant ainsi venir à bout des flammes qui font rage depuis vendredi. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, a averti que l’extinction complète de l’incendie pourrait prendre plusieurs semaines, en raison des caractéristiques particulières de la tourbe.
Dès la nuit de lundi à mardi, les équipes ont mis en œuvre une technique d’étrépage, consistant à retirer la couche superficielle du sol pour éliminer la matière inflammable. L’été a été marqué par des vagues de chaleur et une sécheresse sévère en Belgique, avec des températures atteignant 37°C dans certaines régions, créant des conditions idéales pour le déclenchement de cet incendie majeur.
