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Immigration : Les hubs retour hors de l’UE validés par le Parlement européen malgré les critiques

Le Parlement européen a approuvé ce mercredi le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, adopté par 418 voix pour (218 contre, 30 abstentions) lors d’une séance plénière à Strasbourg. Aujourd’hui dans l’Union européenne, environ 20 % des décisions d’expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour.


Le Parlement européen a voté ce mercredi en faveur du règlement concernant les retours des migrants ayant été déboutés de leur demande d’asile. Cette réforme de l’Union européenne permet aux États membres de négocier des accords pour établir des centres de rétention en dehors des frontières de l’Union. Le texte a été adopté lors d’une séance plénière à Strasbourg avec 418 voix pour, 218 contre et 30 abstentions.

Ce règlement, critiqué par la gauche qui y voit une collaboration entre la droite et l’extrême droite, a pour objectif principal d’accélérer les expulsions.

20 % des étrangers en situation irrégulière expulsés

Cette initiative est particulièrement attendue par la Grèce, qui souhaite disposer d’un tel centre, souvent appelé « hub de retour », d’ici 2027. L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et le Danemark envisagent également de conclure des accords avec des pays tiers pour établir ces infrastructures.

Actuellement, environ 20 % des décisions d’expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour dans l’Union européenne, un chiffre très critiqué par ceux qui prônent une politique migratoire plus stricte. Soumise à des pressions pour renforcer son approche, la Commission européenne a présenté un texte il y a un an afin d’accroître le nombre d’expulsions, au grand désespoir des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains, qui dénoncent les risques potentiels de violation des droits liés à la mise en place de tels centres en dehors de l’UE.

Un texte réclamé depuis longtemps

« Renvoyez-les ! », ont scandé certains élus d’extrême droite, tandis que des eurodéputés de gauche ont rétorqué « Honte à vous ! ». Le conservateur François-Xavier Bellamy (PPE) a déclaré : « C’est une étape historique pour l’Europe, et la preuve que le changement est possible. »

Lors des débats, cet élu français a souligné l’impuissance de l’Europe face à l’immigration illégale, un problème que ce texte est censé résoudre. Ce renforcement de la politique migratoire de l’UE avait été convenu il y a deux semaines entre les Vingt-Sept et les eurodéputés, mais nécessitait ce vote final à Strasbourg.

Ce nouveau texte, qui ambitionne de faciliter et d’accroître les retours des migrants, avait été sollicité par une majorité de pays membres peu après l’adoption du Pacte sur la migration et l’asile, une réforme majeure entrée en vigueur vendredi dernier, qui institue déjà des contrôles de sécurité renforcés.