Hantavirus : 149 passagers, dont cinq Français, pourraient arriver aux Canaries
Les îles de Las Palmas et Tenerife sont envisagées comme porte d’entrée pour le débarquement du navire MV Hondius, qui se trouve actuellement au large du Cap-Vert avec 149 personnes de 23 nationalités. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liés à un possible foyer d’infection à hantavirus sur le navire, dont deux victimes sont un couple néerlandais âgé de 70 et 69 ans.
Où faire débarquer les passagers d’un bateau de croisière, potentiel foyer d’hantavirus ? Les îles de Las Palmas et Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, sont envisagées comme « porte d’entrée pour le débarquement » du navire actuellement au large du Cap-Vert, à bord duquel se trouvent 149 personnes de 23 nationalités, dont cinq Français, a annoncé l’opérateur dans un communiqué lundi.
« Des mesures de précaution strictes sont mises en place à bord, incluant des mesures d’isolement, des protocoles d’hygiène et une surveillance médicale », a indiqué le croisiériste Oceanwide Expeditions. « La possibilité de poursuivre la navigation vers Las Palmas ou Tenerife est envisagée comme porte d’entrée pour le débarquement, où des contrôles médicaux supplémentaires et la prise en charge pourraient avoir lieu », poursuit le communiqué.
« Aucune raison de céder à la panique »
Cet épisode présente un « faible risque » de propagation, a estimé lundi le directeur régional de l’OMS Europe. « Il n’y a aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage », a déclaré Hans Kluge, en soulignant que les infections à hantavirus sont rares, généralement liées à l’exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettent « pas facilement entre personnes ».
Hans Kluge a précisé que l’OMS Europe collabore avec les pays concernés afin de soutenir la prise en charge médicale, l’évacuation et les investigations.
Autorisation refusée de débarquer au Cap-Vert
Dimanche soir, le navire n’a pas reçu l’autorisation d’accoster au port de la capitale cap-verdienne Praia. « En coordination avec d’autres autorités également compétentes, l’autorisation d’accoster au port de Praia n’a pas été accordée au navire », a déclaré Maria da Luz Lima, présidente de l’Institut national de santé publique (INSP), lors d’une intervention sur la radio publique Radio de Cabo Verde.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté dimanche trois décès en lien avec ce possible foyer d’infection à hantavirus, qui peut entraîner un syndrome respiratoire aigu, sur un bateau de croisière dans l’Atlantique.
Un couple de Néerlandais décédé
Les deux victimes sont un couple néerlandais, l’homme âgé de 70 ans, décédé à bord du navire et dont le corps est sur l’île de Sainte-Hélène, et sa conjointe de 69 ans, décédée dans un hôpital sud-africain à Johannesburg. La troisième victime est de nationalité allemande.
Un autre passager est hospitalisé en soins intensifs à Johannesburg et deux autres, membres de l’équipage, « ont besoin de soins médicaux urgents », a précisé l’opérateur. Selon l’OMS, un patient britannique a été pris en charge en Afrique du Sud. Le navire, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert.

