
Guerre en Ukraine : Zelensky et Trump se rencontrent, Russie lève restrictions carburant
Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un récapitulatif chaque soir. Voici les points essentiels de ce mardi 28 juillet, 1.615e jour du conflit.
Le fait du jour
Volodymyr Zelensky a été reçu ce mardi par Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux dirigeants ont discuté de la possibilité pour l’Ukraine de produire des intercepteurs Patriot, essentiels pour la défense antiaérienne de Kiev. « Le président et moi avons discuté de licences pour la production d’intercepteurs Patriot et d’autres idées qui pourraient aider », a déclaré le président ukrainien sur X après cette réunion à huis clos d’environ une heure dans le Bureau ovale.
La Maison-Blanche, par l’intermédiaire de sa porte-parole Karoline Leavitt, a qualifié la rencontre de « positive et productive » sur le même réseau social. Début juillet, Donald Trump avait exprimé son intention d’autoriser l’Ukraine à produire ces missiles sol-air, et leur rencontre intervient alors que la Russie intensifie ses frappes sur l’Ukraine.
La déclaration du jour
« Nous rejetons catégoriquement les fausses spéculations de Vladimir Poutine », a déclaré le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Maciej Wewior, qui a balayé sur son compte X les affirmations du président russe, selon lesquelles l’Ukraine finirait par perdre une partie de son territoire au profit de pays voisins, dont la Pologne. « C’est une tentative cynique d’attiser les antagonismes entre alliés. La Pologne n’a jamais eu, n’a pas et n’aura pas de revendications territoriales en Ukraine. Notre position ne change pas : nous soutenons pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La désinformation russe ne détournera pas l’attention de l’agression brutale menée par Moscou », a-t-il précisé.
Le chiffre du jour
390. C’est le nombre de drones lancés sur la région de Moscou dans la nuit de lundi à mardi, selon le maire de la capitale russe. Ces attaques ont causé des dommages aux habitations, selon les autorités. « Plus de 390 drones se sont dirigés vers la région de Moscou » et « la plupart ont été neutralisés bien avant d’atteindre la ville », a écrit Sergueï Sobianine sur Telegram, ajoutant que « 81 drones ennemis avaient été détruits alors qu’ils s’approchaient de Moscou ». Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a signalé sur le même réseau social un immeuble et des maisons endommagées, sans faire état pour l’instant de victimes.
La tendance
Plusieurs régions russes, touchées ces dernières semaines par des pénuries de carburant en raison des frappes ukrainiennes, ont levé ou assoupli les restrictions qui avaient été mises en place. Les autorités évoquent une « stabilisation » de la situation. L’Ukraine cible depuis des mois avec des drones des raffineries et des dépôts pétroliers en Russie, entraînant cet été un manque de carburant dans de nombreuses régions russes et en Crimée annexée.
Cette situation a conduit certaines régions à instaurer des limites sur la quantité de carburant vendue par client, tandis que d’autres ont interdit le remplissage de bidons afin d’empêcher la constitution de stocks. Lundi et mardi, ces restrictions ont été levées ou assouplies dans au moins sept régions, y compris à Moscou et Saint-Pétersbourg, ainsi que dans le sud particulièrement touché par les pénuries, ont rapporté les autorités et les médias locaux.
