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Guerre en Ukraine : Rubio et Lavrov échangent, sanctions européennes réduites.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un récapitulatif chaque soir. Voici les points essentiels de ce jeudi 23 juillet 2026, au 1.610e jour du conflit.

Le fait du jour

Des frappes russes ont causé la mort de trois personnes ce jeudi dans l’est de l’Ukraine, plus précisément dans la région de Dnipropetrovsk, située au centre-est du pays. Parallèlement, quatre individus ont perdu la vie lors d’attaques ukrainiennes en Russie et dans la Crimée annexée. Dans la région russe de Belgorod, qui est frontalière de l’Ukraine, un homme a été tué et un autre blessé à la suite d’une attaque de drone visant un véhicule. À 500 km au sud de Moscou, un « garçon de 3 ans a été tué » dans un incendie survenu dans sa maison après la chute d’un drone. Les parents de l’enfant « souffrent de diverses blessures ».

Enfin, en Crimée, deux personnes ont été tuées et cinq autres, dont deux enfants, ont été blessées à la suite d’une frappe ukrainienne.

La phrase du jour

« Il est inadmissible de poursuivre les livraisons d’armes au régime de Kiev », a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre avec son homologue américain, Marco Rubio, à Manille, comme l’a rapporté le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette rencontre, qui constitue le premier échange entre les deux diplomates depuis septembre 2025, a été organisée en marge d’une réunion de l’Asean aux Philippines. Elle survient alors que les efforts américains de médiation entre Kiev et Moscou sont à l’arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février.

La tendance

Les discussions ont porté sur des sujets tels que les poissons, le pétrole, le gaz et les visas. Après plusieurs semaines de négociations, les Européens ont finalement réussi à établir un accord pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie, bien que cela ait nécessité plusieurs concessions par rapport à la proposition initiale. Ce compromis, obtenu dans la matinée, permet de continuer à restreindre les revenus pétroliers de Moscou, qui financent une grande partie de sa guerre en Ukraine.

Il prolonge pendant un an le dispositif de plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie, fixé à 44 dollars le baril. Cette décision pourrait entraîner un manque à gagner d’environ 3,5 milliards de dollars pour Moscou, selon les estimations de Bruxelles.