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Guerre en Ukraine : La Crimée en état d’alerte

Le 26 juin 2026, la Crimée a été placée en « situation d’urgence » en raison des pénuries de carburant et d’électricité causées par les frappes ukrainiennes. Thomas Röwekamp a déclaré que si l’Allemagne ne parvient pas à recruter suffisamment de volontaires d’ici le 31 juillet 2024, la décision devra être prise de revenir à la conscription obligatoire.

Si vous avez manqué les derniers événements concernant la guerre en Ukraine, 20 Minutes vous propose un récapitulatif quotidien. Voici les principales informations de ce samedi 26 juin 2026, au 1.584e jour du conflit.

Le fait du jour

Les autorités russes locales ont déclaré que la Crimée, annexée par la Russie, est en « situation d’urgence » régionale. Ce régime a été établi pour faire face aux conséquences des récentes frappes ukrainiennes, qui ont engendré des pénuries de carburant et d’électricité.

Depuis plusieurs semaines, l’armée ukrainienne a mis en place un blocus énergétique sur la Crimée, territoire contrôlé par les forces russes depuis 2014, en attaquant des infrastructures et des camions citernes approvisionnant la péninsule.

Ces bombardements ont conduit les autorités à suspendre la vente de carburant aux particuliers en Crimée, à mettre en place des coupures d’électricité et à annuler toutes les colonies de vacances prévues pour cet été. La déclaration de « situation d’urgence » doit permettre de libérer plus de ressources et pourrait inclure des restrictions pour la population locale.

Depuis le début de l’offensive à grande échelle contre l’Ukraine en février 2022, la Crimée est devenue l’un des principaux lieux de confrontations entre les deux parties. La péninsule, abritant de nombreuses bases militaires russes, est régulièrement ciblée par des attaques ukrainiennes, particulièrement maritimes, forçant Moscou à réduire une partie de sa flotte stationnée en Crimée.

C’est la première fois depuis 2022 que la péninsule fait face à de telles pénuries d’énergie.

Le chiffre du jour

5. Samedi, les autorités locales ont rapporté que deux personnes ont été tuées par des frappes russes, tandis que trois sont décédées suite à des attaques ukrainiennes, avec des dizaines de blessés des deux côtés.

En Ukraine, un décès et deux blessés ont été signalés dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est). Dans la région de Soumy (nord), un homme a été tué lors d’une frappe de drone sur une maison, selon le gouverneur militaire régional Oleg Grygorov. D’autres frappes russes dans cette région ont fait 13 blessés, dont deux enfants, d’après les services de secours. La ville de Zaporijjia (sud-est) a également subi des frappes, faisant au moins neuf blessés, incluant deux enfants, selon les autorités ukrainiennes.

Au cours des derniers mois, l’Ukraine a intensifié ses frappes, qualifiées de représailles, contre la Russie ainsi que les territoires occupés par Moscou. Une femme a été tuée lors d’une frappe ukrainienne sur Horlivka, ville de la région ukrainienne de Donetsk sous contrôle russe, d’après le maire prorusse Ivan Prikhodko sur Telegram.

Une frappe ukrainienne a également touché une entreprise industrielle à Volgograd (sud-ouest), entraînant au moins un mort et 11 blessés, selon l’administration régionale russe sur Telegram. Une personne a par ailleurs été tuée dans une frappe de drone ukrainien visant « une entreprise industrielle » dans la région de Belgorod (ouest).

La déclaration du jour

« Il ne faut pas exclure des changements de tracé de frontières. »

Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle en France, a déclaré qu’il sera nécessaire « d’engager avec la Russie des discussions permettant d’avoir des garanties mutuelles sur les événements à venir, après leur retrait de l’invasion de l’Ukraine. »

Pour parvenir à un accord de paix en Ukraine, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas exclure « des changements de tracé de frontières », mais que ceux-ci « devaient être réalisés avec l’accord des populations. » Il a également minimisé la responsabilité de la Russie dans le conflit, affirmant qu’il a « été en grande partie créé par ceux qui aujourd’hui en déplorent les conséquences. »

La tendance

L’Allemagne fait face à des difficultés pour recruter des soldats et devra décider, au plus tard en juillet 2027, d’un retour éventuel au service militaire obligatoire, selon Thomas Röwekamp, un haut responsable parlementaire. Déterminé à répondre à une menace russe croissante et à un partenaire américain incertain, le chancelier Friedrich Merz vise à établir la force militaire conventionnelle la plus puissante d’Europe, avec l’objectif de porter le nombre de militaires de carrière de 185.000 à au moins 260.000 d’ici 2035.

Pour cela, un service militaire volontaire a été instauré, ainsi qu’un recensement obligatoire pour les jeunes hommes à l’âge de 18 ans. Cependant, les premiers résultats sont décevants, ce qui conduit à envisager une conscription pour compenser le manque de volontaires. De janvier à mai, la Bundeswehr n’a recruté que 530 volontaires parmi environ 300.000 jeunes contactés.

« Si nous ne réussissons pas à atteindre ces objectifs par le volontariat, nous devrons envisager de revenir à la conscription obligatoire. La décision devra être prise d’ici le 31 juillet de l’année prochaine », a déclaré Thomas Röwekamp, président de la commission défense du Bundestag, la chambre basse du Parlement.