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Guerre en Ukraine : Kiev attaque en Russie, Poutine s’irrite et avertit

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que les frappes ukrainiennes de drones « n’y parviendront pas » à « semer la division » au sein de la société russe. L’Union européenne a annoncé qu’elle reprendrait formellement lundi les négociations avec l’Ukraine en vue de son adhésion, le processus ayant été relancé grâce à la levée du veto hongrois.

Vous n’avez pas suivi les récents développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes résume pour vous chaque soir. Voici l’essentiel de ce vendredi 12 juin 2026, au 1.569e jour du conflit.

Le fait du jour

Le président russe exprime une ferme opposition. Les frappes ukrainiennes par drones, qui se sont intensifiées ces derniers mois, visent à « semer la division » au sein de la société russe et à « endommager » l’économie, a déclaré Vladimir Poutine vendredi, affirmant néanmoins qu’elles « n’y parviendront pas ».

« Leur objectif est de diviser la société russe, de semer la confusion et d’infliger des dommages économiques. Mais ils n’y parviendront pas », a affirmé le président lors d’une réunion au Kremlin avec des militaires. Vladimir Poutine n’a pas précisé l’ampleur des dégâts causés par ces frappes, mais a assuré que « tout est rapidement réparé ».

Moscou « doit renforcer son système de défense aérienne », a-t-il ajouté, comme il l’avait exprimé la semaine précédente après que des drones ukrainiens ont frappé une installation pétrolière et un site militaire à Saint-Pétersbourg, le jour de l’ouverture du Forum économique de sa ville natale.

Le chiffre du jour

1.600. C’est la distance en kilomètres entre la frontière ukrainienne et la ville industrielle russe de Nijnekamsk, située en république du Tatarstan. Cette ville a subi une attaque de drone de l’armée ukrainienne, dans la nuit de jeudi à vendredi, causant des blessés et entraînant l’annulation de célébrations, selon les autorités locales.

« Pour des raisons de sécurité, il a été décidé d’annuler tous les événements publics prévus aujourd’hui », a déclaré le maire de Nijnekamsk. Le 12 juin correspond à la Journée de la Russie, un jour férié national. À la suite de cette frappe, plus de 20 personnes ont été relogées dans des hébergements temporaires, selon le maire.

L’état-major ukrainien a de son côté revendiqué sur Telegram des frappes nocturnes dans le Tatarstan ayant visé deux raffineries pétrolières à Nijnekamsk. De plus, au cours de la nuit, dans la région de Briansk, frontalière avec l’Ukraine, au moins deux civils ont été tués par des tirs d’artillerie, a rapporté le gouverneur par intérim.

La déclaration du jour

« Une attaque armée contre la Suède ou ses alliés ne peut être exclue »

Ces propos proviennent de la commission parlementaire de la défense de Suède. Dans un rapport publié ce vendredi, la commission scandinave indique qu’une offensive militaire russe contre des pays de l’Otan pourrait avoir lieu dans un avenir « relativement proche » si le Kremlin considérait que le moment était opportun.

« Des offensives militaires russes, pour tester la cohésion et la crédibilité de l’article 5 du traité de l’Otan, pourraient se produire dans un futur relativement proche si la situation politique est jugée favorable par le Kremlin », développe le rapport. L’article 5 stipule qu’une attaque armée contre un pays membre de l’Alliance sera considérée comme une attaque dirigée contre tous.

Selon le rapport, Moscou pourrait agir même s’il ne dispose pas des ressources militaires nécessaires pour mener une telle attaque.

« Nous pouvons noter que la situation sécuritaire reste grave et caractérisée par un degré d’imprévisibilité considérable. Il existe un risque d’une rapide détérioration avec des conséquences sérieuses pour la sécurité de la Suède et de l’Europe », a commenté Jörgen Berglund, président de la commission parlementaire.

La tendance

L’Union européenne a annoncé qu’elle reprendrait formellement lundi les négociations avec l’Ukraine en vue de son adhésion, le processus ayant été relancé grâce à la levée du veto hongrois.

« Tous les États membres ont convenu d’ouvrir le premier « cluster » de négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie », a déclaré vendredi sur X le président du Conseil de l’UE, Antonio Costa, saluant « une étape majeure » vers l’élargissement du bloc.