International

Guerre au Moyen-Orient : l’Allemagne réduit sa prévision de croissance, inférieure à celles de l’Italie et de la France.

Le gouvernement allemand a réduit de moitié sa prévision de croissance pour 2026, de 1,0 % à 0,5 %. L’inflation devrait atteindre 2,7 % cette année, contre 2,1 % attendue en janvier.


Le gouvernement allemand a révisé ses prévisions économiques. La croissance projetée pour 2026 a été réduite de 1,0 % à 0,5 %, en raison de l’impact énergétique découlant de la guerre en Iran.

« La reprise économique espérée cette année est de nouveau freinée par des chocs géopolitiques extérieurs », a déclaré Katherina Reiche, ministre de l’Économie, soulignant ainsi le « besoin de réformes structurelles profondes pour retrouver une économie en croissance et compétitive ».

L’inflation devrait atteindre 2,7 % cette année, contre 2,1 % prévu en janvier, et 2,8 % l’an prochain, en grande partie à cause des prix de l’énergie.

Déjà fortement touchée par la guerre en Ukraine en raison de sa dépendance au gaz russe, l’Allemagne « se situe de nouveau en bas du classement en matière de croissance au sein de l’UE, malgré d’importantes impulsions budgétaires », a résumé la ministre lors d’une conférence de presse.

**L’Allemagne plus touchée que l’Italie ou la France**

Alors que la France prévoit une croissance de 0,9 % cette année, l’Italie a légèrement abaissé sa prévision mercredi à 0,6 %. « Cela montre que la faiblesse de la croissance (allemande) est avant tout de nature structurelle », a souligné la ministre, ajoutant que d’autres pays avaient « fait leurs devoirs en matière de réformes » après la crise financière et économique des années 2010.

Après presque un an de gouvernement formé par les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), le climat est tendu avec les milieux économiques, qui demandent des réformes pour soutenir les entreprises dans un contexte très incertain, marqué par une perte de compétitivité. Cependant, la coalition n’est pas encore parvenue à s’accorder sur les mesures à adopter.

Berlin a essentiellement aligné ses prévisions sur celles des principaux instituts de conjoncture économique du pays, qui avaient déjà abaissé leurs projections début avril à 0,6 % d’augmentation du Produit intérieur brut pour 2026 et 0,9 % pour 2027, en raison de la forte hausse des coûts énergétiques liée à la guerre.