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Fugitifs recherchés par la justice française : quelle place pour l’Algérie

Une note policière française citée par Le Figaro place l’Algérie au deuxième rang des pays hors espace Schengen où se trouvent des personnes recherchées par la justice française. Cette position illustre un enjeu concret pour les enquêteurs : localiser des fugitifs à l’étranger et organiser, quand c’est possible, leur arrestation puis leur extradition.

Un classement fondé sur 3 600 notices rouges

L’analyse a été menée par la Brigade nationale de recherche des fugitifs, rattachée à l’Office central de lutte contre le crime organisé. Elle s’appuie sur 3 600 notices rouges en cours de diffusion par Interpol, selon les éléments rapportés dans la source.

Dans ce classement, le Maroc arrive en tête avec 218 fugitifs recensés, devant l’Algérie avec 124. Viennent ensuite Israël avec 87 personnes recherchées, la Tunisie avec 59, les Émirats arabes unis avec 48 et la Turquie avec 41. Le Royaume-Uni, le Sénégal, les États-Unis, la Serbie et la Thaïlande figurent aussi dans la suite du classement, avec des effectifs plus faibles.

Quels profils sont concernés selon les pays ?

La note distingue plusieurs catégories d’infractions : trafic de stupéfiants, criminalité organisée, violences aux personnes, ainsi qu’infractions économiques et financières. Elle précise que les personnes visées sont recherchées pour des faits variés, sans réduire le phénomène à une seule forme de délinquance.

Selon les données citées, le Maroc concentre une part importante de personnes recherchées pour trafic de stupéfiants : 49 % des fugitifs recensés dans ce pays relèveraient de cette catégorie. À l’inverse, les Émirats arabes unis apparaissent davantage associés aux infractions économiques et financières, qui représenteraient 38 % des cas. En Israël, cette même catégorie atteindrait 91 % des personnes recherchées mentionnées dans l’étude.

Pour l’Algérie et la Tunisie, la note indique plutôt une présence plus marquée de personnes recherchées pour des faits de droit commun, sans détailler davantage les infractions concernées.

Une photographie partielle, avec des limites assumées

La BNRF souligne que cette étude ne prétend pas dresser un panorama complet des destinations des fugitifs recherchés par la France. Elle exclut les pays de l’espace Schengen, en raison des mécanismes de coopération policière européens, et elle ne prend pas en compte les dossiers liés au terrorisme, traités par d’autres services spécialisés.

La source insiste donc sur une lecture prudente : il s’agit de tendances observées à partir des notices rouges disponibles, et non d’un inventaire exhaustif. Elle rappelle aussi que la distance, les différences de systèmes judiciaires et les difficultés de coopération peuvent compliquer les arrestations et les extraditions.

Ce qu’il faut retenir

  • L’Algérie est classée deuxième destination hors Schengen des personnes recherchées par la justice française, avec 124 cas cités dans la note.
  • L’analyse repose sur 3 600 notices rouges d’Interpol et exclut l’espace Schengen ainsi que les dossiers liés au terrorisme.
  • La source associe le Maroc surtout au trafic de stupéfiants, tandis que les Émirats arabes unis et Israël sont davantage liés aux infractions économiques et financières.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.