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Espagne : Une touriste britannique bloquée à l’aéroport par erreur d’identité.

Une situation inattendue a récemment mis en lumière les failles du système d’immigration britannique. Une résidente permanente du Royaume-Uni, de retour d’un voyage en Espagne début août, s’est vue refuser l’embarquement à l’aéroport en raison d’une confusion dans les bases de données officielles. Cette erreur, attribuée au ministère de l’Intérieur, a associé son statut de résidence à celui de sa sœur jumelle, entraînant une situation délicate pour la voyageuse.

« Si je n’avais pas passé des heures au téléphone à essayer de régler le problème, je n’ai aucune idée de combien de temps j’aurais pu rester bloquée à l’étranger », a-t-elle commenté, soulignant l’angoisse générée par cette mésaventure. Pour comprendre l’origine de cette confusion, il convient de revenir sur les conséquences du Brexit, qui a conduit à l’octroi d’un statut de résident permanent à tous les citoyens de l’Union européenne déjà installés au Royaume-Uni.

Ce statut est délivré sous forme d’e-visa, enregistré dans un système informatique qui, selon plusieurs rapports, présente de nombreuses lacunes. En effet, des erreurs fréquentes se produisent, où le statut d’immigration d’une personne peut être attribué à une autre, notamment dans le cas de jumeaux ou d’individus ayant des identités similaires.

Face à ces dysfonctionnements, l’organisation the3million, qui défend les droits des citoyens européens au Royaume-Uni, a exprimé ses préoccupations. Son intérimaire directrice générale, Monique Hawkins, a critiqué un système numérique jugé « hâtif » et a appelé à la mise en place d’un moyen fiable pour prouver le statut de résidence. Malgré plusieurs demandes d’intervention auprès du ministère de l’Intérieur, l’organisation n’a pas obtenu de réponse satisfaisante.

Pour sa part, le ministère défend la fiabilité de son système, affirmant qu’il est utilisé avec succès par plus de 10 millions de personnes. Un porte-parole a précisé que « dans les rares cas où des erreurs sont identifiées, la plupart sont résolues en moins de 24 heures ».

Finalement, la femme concernée a pu embarquer sur un autre vol, mais à ses propres frais. Son assureur lui a conseillé de demander une indemnisation au ministère pour le coût du nouveau billet, bien que l’issue de cette démarche reste incertaine.