
Espagne : Femme de chambre licenciée après trente ans pour vol de papier toilette
Une employée de ménage d’un hôtel en Espagne, ayant exercé son métier pendant près de trois décennies, a récemment été licenciée pour avoir pris six rouleaux de papier toilette. Malgré sa contestation devant les tribunaux, la Haute Cour de Justice de Catalogne a confirmé la décision de son employeur, selon le site Noticias Trabajo.
Les événements se sont déroulés le 20 juin 2024, lorsque le fils de la femme a signalé que le chien de la famille avait vomi dans leur voiture. Pour nettoyer le véhicule, elle a pris un sac contenant les rouleaux de papier toilette dans l’hôtel et a quitté discrètement les lieux par une porte de service. Cependant, cette action a été enregistrée par les caméras de surveillance.
Le lendemain, après avoir restitué le papier toilette, la direction de l’hôtel a informé l’employée de son licenciement et lui a demandé de signer un document reconnaissant les faits. Elle a accepté, exprimant des remords et promettant de ne pas réitérer son acte. Pour soutenir sa défense, elle a présenté un certificat vétérinaire attestant que son chien avait été pris en charge le 21 juin 2024.
Dans un premier temps, le tribunal avait jugé que le licenciement était abusif, ordonnant soit la réintégration de l’employée, soit une compensation financière, en tenant compte de la faible valeur des rouleaux volés et du certificat vétérinaire. Toutefois, l’hôtel a décidé de faire appel de cette décision devant la Haute Cour de Justice de Catalogne.
Cette cour a finalement tranché en faveur de l’établissement, affirmant que l’employée était consciente de son acte de vol, ayant agi de manière à ne pas être vue. Elle a également rejeté l’idée que la signature du document de reconnaissance des faits avait été obtenue sous contrainte. De plus, le tribunal a mis en doute la validité du certificat vétérinaire, notant que le chien n’avait été amené chez le vétérinaire qu’après les faits.
La Haute Cour a souligné que « la gravité de ces actes ne dépend pas du préjudice subi ni de la valeur économique du bien volé, mais plutôt de la rupture irréparable de la confiance et de la bonne foi contractuelles », en se référant à la convention collective applicable dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. En conséquence, le licenciement a été validé, et l’employée ne pourra pas prétendre à une indemnité. Cependant, elle a encore la possibilité de faire appel auprès de la Cour suprême espagnole.
