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Décès du plus jeune roi du monde, un jour avant le roi de Norvège, 89 ans.

Le royaume de Tooro en Ouganda est en deuil après la disparition de son roi, Oyo Rukidi IV, survenue jeudi à l’âge de 34 ans. Considéré par ses partisans comme « le plus jeune roi du monde », il avait accédé au trône à l’âge de 3 ans. Calvin Armstrong Rwomiire Akiiki, le Premier ministre du royaume, a exprimé sa profonde tristesse, qualifiant cette perte d’« incommensurable pour la famille royale, le peuple de Tooro et l’Ouganda ».

Avant son décès, le roi était dans un état critique aux États-Unis, où il avait été hospitalisé en raison d’un cancer. Bien qu’il ne fût pas marié, il laisse derrière lui un prince héritier dont l’existence était jusqu’alors inconnue du public. Son identité sera révélée conformément aux traditions du royaume, a précisé le Premier ministre.

Oyo Rukidi IV avait pris la succession de son père en 1995, après la mort de ce dernier d’une crise cardiaque. Il n’a pleinement exercé ses fonctions qu’à partir de 2010, à l’âge de 18 ans, date à laquelle il a été reconnu par le Livre Guinness des Records comme le « plus jeune monarque en exercice ». La famille royale de Tooro avait des liens notables avec l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

La région de Tooro, située à la frontière entre l’Ouganda et l’ex-Zaïre, fait partie des cinq royaumes traditionnellement reconnus par le président Yoweri Museveni. Bien que ces monarchies aient des pouvoirs essentiellement culturels, leur influence politique demeure significative. En Afrique, seules trois monarchies sont souveraines : l’Eswatini, le Lesotho et le Maroc. D’autres pays, comme le Nigeria, reconnaissent des royaumes traditionnels qui n’exercent pas de pouvoir politique, certains étant même dirigés par des mineurs, selon diverses sources.