
Cuba ne sera jamais une « colonie », affirme son président après la carte de Trump.
Les répercussions de la récente déclaration de Donald Trump sur les relations entre les États-Unis et Cuba sont déjà palpables. En effet, le président américain a partagé sur son réseau social Truth une carte controversée où les États-Unis, le Mexique, le Canada, Cuba, le Groenland et l’Islande sont enveloppés du drapeau américain, suscitant une vague d’indignation.
Miguel Diaz-Canel, le président cubain, a réagi fermement à cette provocation, affirmant sur X que « Cuba, qui connaît bien ce que signifie avoir été une colonie et une néocolonie de deux empires, sait clairement qu’elle ne le redeviendra jamais, et d’aucun empire ». Il a également souligné que « le sang qu’ont coûté (à Cuba) son indépendance, sa souveraineté et son autodétermination ne le sera pas en vain, et nous les défendrons jusqu’aux dernières conséquences », sans toutefois nommer directement Trump.
Les tensions entre les deux nations, déjà exacerbées, ont des racines historiques profondes. Cuba a subi près de quatre siècles de colonisation espagnole avant de connaître une brève occupation militaire américaine à la fin du XIXe siècle, qui a duré jusqu’en 1902. Bien qu’elle ait obtenu son indépendance, l’île est restée sous l’influence des États-Unis jusqu’à la révolution de Fidel Castro en 1959.
Depuis le début de l’année, les relations bilatérales se sont détériorées. Trump a qualifié Cuba, située à seulement 150 kilomètres de la Floride, de « menace extraordinaire » pour la sécurité nationale américaine, multipliant les menaces d’une prise de contrôle de l’île. En parallèle, Washington a instauré un blocus pétrolier de facto, aggravant une crise économique et énergétique déjà sévère dans ce pays de 9,4 millions d’habitants. Les conséquences de ces tensions se font sentir, et l’avenir des relations entre Cuba et les États-Unis semble incertain.
