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JO d’hiver 2030 : Edgar Grospiron écarté de la présidence du Comité d’organisation

Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) Alpes françaises 2030, se trouve dans une situation délicate après seulement un an et demi à la tête de l’événement. Lors de sa nomination le 18 février 2025 à Lyon, il avait exprimé son enthousiasme face à ce qu’il qualifiait de « champ de bosses de cinq ans ». Cependant, des tensions croissantes au sein de l’organisation ont conduit à des rumeurs concernant son départ imminent, comme l’a rapporté le quotidien Le Parisien, une information confirmée par L’Equipe, qui s’intéresse désormais à la recherche de son successeur.

La crise de gouvernance qui frappe le projet olympique s’est intensifiée ces derniers mois, exacerbée par plusieurs départs notables, notamment celui de Cyril Linette, le numéro deux du Cojop, en février. Ce climat de turbulence a incité la direction à lancer un audit sur le bien-être des employés, dont les résultats seront publiés cette semaine. Les récentes réunions du bureau exécutif, dont la dernière a eu lieu le 23 juillet, ont mis en lumière des désaccords concernant des nominations proposées par Grospiron, mal reçues par les autorités gouvernementales et les comités olympiques.

Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, a exprimé ses préoccupations face à cette instabilité, déclarant : « On se retrouve de nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance. On ne peut plus se le permettre ». Cette situation est d’autant plus délicate qu’une délégation du Comité international olympique (CIO) doit se rendre à Lyon et dans ses environs mi-septembre pour évaluer les sites des épreuves de glace. La récente opposition d’Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, à l’installation d’une patinoire temporaire dans le stade de football de la ville, ajoute une couche supplémentaire de complications pour l’organisation des JO d’hiver 2030.

Alors que l’annonce d’un deuxième sponsor majeur, après EDF, est attendue, les organisateurs doivent faire face à des défis significatifs pour redresser la situation et restaurer la confiance. Le bureau exécutif, prévu pour jeudi, devrait officialiser le départ de Grospiron, marquant ainsi un tournant crucial à moins de quatre ans de l’événement sportif majeur en France.