
« Google laisse amèrement plus de place à la concurrence : ces évolutions dégradent la qualité de recherche en Europe »
Sous la pression de la Commission européenne, Google se voit contraint de modifier la présentation de ses résultats dans les domaines du transport aérien, de la restauration et de l’hôtellerie. Cette décision, qui fait suite à une amende de 460 millions d’euros infligée le mois dernier, suscite le mécontentement du géant technologique, qui prédit une dégradation de l’expérience utilisateur.
Les changements à venir dans l’interface de Google pourraient bouleverser la manière dont les utilisateurs recherchent des hôtels ou des vols. En effet, la firme remplacera ses propres modules de recherche par ceux de sites tiers, tels que Booking.com et Expedia. Cette initiative, imposée par Bruxelles dans le cadre du Digital Markets Act, vise à corriger une distorsion de la concurrence que Google aurait entretenue en favorisant ses propres services.
Auparavant, lors de recherches liées au tourisme, Google affichait un carrousel de liens sponsorisés provenant de son propre comparateur. Désormais, un site tiers, répondant à des critères d’éligibilité, occupera la première place des résultats, suivi par deux autres comparateurs. La sélection des services présentés sera effectuée par Google.
Malgré ces ajustements, Google s’oppose fermement à cette directive, arguant qu’elle ne favorise pas les petites entreprises mais renforce la position des sites de comparaison. Un responsable de l’entreprise, Nick Fox, vice-président de la branche « Savoir et Informations », a déclaré que ces modifications nuiraient à la qualité de la recherche en Europe, faisant disparaître des fonctionnalités jugées utiles par les utilisateurs.
Des études internes de Google indiquent que les nouvelles règles pourraient entraîner une baisse de la satisfaction des utilisateurs par rapport à l’ancienne méthode d’intégration des services. L’avenir reste incertain quant à la manière dont Google mettra en œuvre ces changements et si cela répondra aux attentes de la Commission européenne, ou si l’entreprise cherchera à minimiser l’impact sur l’expérience utilisateur.
