
Corée du Sud : Un policier enterre le dossier de 20 disparues, finalement vivantes.
Un récent scandale secoue la Corée du Sud, révélant des manquements graves au sein des forces de police. Un agent, en quête d’échapper à une charge de travail trop lourde, a pris la décision de classer sans suite une vingtaine de dossiers de disparitions sur l’île de Jeju, une destination prisée par les touristes. Parmi ces cas, deux personnes ont été retrouvées décédées par la suite, ce qui a suscité une indignation généralisée, tant au niveau local qu’international.
Cette situation, qui choque profondément dans un pays où le travail est considéré comme une valeur fondamentale, a conduit le président Lee Jae Myung à ordonner une enquête exhaustive sur le traitement de l’affaire de Jang Mi-ran, l’une des disparues. Il a également demandé une réforme des pratiques policières pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Le policier, arrêté récemment, a été accusé de négligence professionnelle. En plus du dossier de Jang Mi-ran, il a également classé celui d’un homme d’une soixantaine d’années, en attribuant la cause de la mort de Jang à un accident de la route. Il aurait même trompé la famille de la disparue en leur affirmant qu’elle ne souhaitait pas être retrouvée et qu’il avait eu des nouvelles d’elle.
Jung Tae-woon, responsable des enquêtes de la police nationale, a déclaré que l’agent avait agi par « négligence professionnelle » en raison d’une surcharge de travail et d’une fatigue accumulée. Il a souligné que l’attitude irresponsable de l’agent avait joué un rôle dans cette affaire troublante.
En réponse à cette situation, un réexamen des dossiers traités par l’agent a été effectué. Environ 300 cas de disparitions ont été analysés, révélant que 25 autres dossiers avaient été classés sans enquête approfondie. Les personnes concernées ont finalement été retrouvées saines et sauves, ce qui soulève des questions sur la rigueur des procédures policières en place.
