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Corée du Nord : Pyongyang ne cache pas sa défiance nucléaire avant Xi Jinping

La Corée du Nord a gravé en 2023 dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut de puissance nucléaire. Kim Yo-jong a déclaré : « Notre statut de puissance nucléaire est absolument non négociable. Nous ne tolérerons aucune menace ».

À quelques heures de l’arrivée du président chinois sur son territoire, la Corée du Nord a choisi d’affirmer son engagement envers son programme d’armement nucléaire. Cette déclaration provient de Kim Yo-jong, la sœur puissante du dirigeant Kim Jong-un.

« Notre statut de puissance nucléaire est absolument non négociable. Nous ne tolérerons aucune menace », a déclaré Kim Yo-jong dans une tribune publiée samedi par le quotidien officiel Rodong Sinmun dans son numéro de dimanche.

Un statut nucléaire inscrit dans la Constitution

Bien que Kim Yo-jong n’occupe officiellement que le poste de directrice du département des affaires générales du Parti des travailleurs de Corée, elle est perçue comme la confidente de son frère et un acteur central de la communication ainsi que de la politique extérieure du pays.

En 2023, la Corée du Nord a inscrit dans sa Constitution l’irréversibilité de son statut de puissance nucléaire, alors qu’elle est soumise à des sanctions internationales sévères. La dénucléarisation est posée par la Corée du Sud, les États-Unis et d’autres membres de la communauté internationale comme condition préalable à toute levée des sanctions.

Un arsenal nucléaire comme garantie du régime

Pour Pyongyang, son arsenal nucléaire, estimé à plusieurs dizaines d’ogives, constitue une garantie contre toute tentative d’invasion ou de renversement de son régime. Cette conviction a été renforcée par les interventions militaires des États-Unis ces derniers mois en Iran et au Venezuela.

La tribune de Kim Yo-jong répondait à une déclaration émise par la Maison-Blanche le 17 mai, précisant que lors d’une visite d’État à Pékin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient « réaffirmé leur objectif commun de dénucléarisation de la Corée du Nord ». Kim Yo-jong a évoqué les « rêves irréalistes et anachroniques » de certains responsables américains.

Le soutien de Pékin

« Toute tentative des États-Unis de nier ou de contester le statut de puissance nucléaire de la République populaire démocratique de Corée n’a aucune valeur juridique, et personne ne sera lié par les déclarations rhétoriques unilatérales de Washington », a-t-elle poursuivi en désignant la Corée du Nord par son nom officiel.

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Les remarques de Kim Yo-jong surviennent à la veille de l’arrivée de Xi Jinping en Corée du Nord. La Chine est l’allié principal et le soutien économique de Pyongyang. Par le passé, la Chine, soucieuse des risques de conflit régional, a soutenu l’idée d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne et a voté plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sanctionnant Pyongyang entre 2006 et 2017. Toutefois, la position de la Chine concernant le programme nucléaire nord-coréen s’est assouplie ces dernières années, la Corée du Nord étant perçue comme un État-tampon face aux forces américaines en Corée du Sud.