Canicule : un village espagnol ne subit pas une invasion de mouches.
La commune catalane d’Hostalric, près de Gérone, fait face depuis la mi-juin à une importante invasion de mouches qui perturbe la vie du village. La mairie a ouvert une cellule de crise composée de la mairie d’Hostalric, du ministère de l’Intérieur et de l’entreprise à l’origine de l’infestation de mouches pour éradiquer le foyer.
En cette période de canicule, il est appréciable de pouvoir aérer lorsque l’air devient plus frais. Cependant, dans la commune espagnole d’Hostalric, ce geste s’avère impossible. Située près de Gérone, cette petite commune catalane est confrontée depuis la mi-juin à une invasion massive de mouches, selon le Diari de Girona. Cette situation paralyse totalement la vie du village, au point que la mairie a dû mettre en place une cellule de crise, d’après le journal El Gerió Digital.
Une cohabitation difficile
« Nous avons tout essayé : des pièges, de l’insecticide, nous avons fumigé… mais elles reviennent toujours », a déclaré un chef d’entreprise. Toute la commune est affectée par cette invasion. De nombreux commerces, bars et restaurants ont dû fermer leurs portes. Certaines entreprises ont également dû diminuer leurs activités, voire fermer, car les mouches perturbent trop les employés.
Les résidents subissent aussi les conséquences chez eux. Ils se disent « fatigués » par ces mouches et certains ne peuvent « ni ouvrir la porte ni la fenêtre », alors que la chaleur estivale s’intensifie aussi dans la région. Chacun tente des initiatives pour limiter l’invasion, en utilisant des pièges faits maison ou parfois achetés en magasin, avec des résultats variables. « J’ai dépensé 300 euros en insecticides et en pièges, mais au moins, on peut continuer à travailler », a souligné le directeur interrogé.
Une entreprise responsable
Parallèlement, la mairie a lancé une enquête pour identifier l’origine de cette invasion grandissante. « Nous avons vérifié que cela ne provenait pas de la station d’épuration ni des champs qui avaient été fertilisés », a expliqué le maire, Nil Papiol. Il a finalement été établi que les mouches provenaient d’une entreprise qui recycle des contenants en plastique.
Ainsi, une cellule de crise a été établie. Elle est constituée de la mairie d’Hostalric, du ministère de l’Intérieur et de l’entreprise à l’origine de l’infestation. Ce comité collabore pour éradiquer le foyer le plus rapidement possible. Déjà, la société a procédé à l’enlèvement de toutes les palettes qui étaient à l’extérieur depuis plusieurs jours. De son côté, la mairie a installé plus d’une centaine de pièges à phéromones. Reste à savoir si ces mesures seront suffisantes.
