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Bill Pulte, novice, riche donateur, nommé par Trump au renseignement.

Donald Trump a annoncé mardi la nomination de Bill Pulte à la tête (par intérim) du renseignement national des Etats-Unis, après la démission de Tulsi Gabbard, effective à compter du 30 juin. Cette nomination a immédiatement provoqué la colère des démocrates, la sénatrice Elizabeth Warren ayant dénoncé le choix du président en affirmant que « le président Trump récompense son larbin en l’installant au sommet de la communauté du renseignement de notre pays ».


Et une nouvelle nomination qui suscite des réactions. Donald Trump a annoncé mardi la désignation de Bill Pulte comme directeur (par intérim) du renseignement national des États-Unis. Âgé de 38 ans, cet héritier d’une fortune dans l’immobilier est un proche du président et fait partie des principaux donateurs de sa campagne de réélection. Cette nomination fait suite à la démission de Tulsi Gabbard, qui prendra effet le 30 juin.

Dans un message publié sur Truth, Donald Trump a indiqué que Bill Pulte continuerait à exercer ses fonctions de directeur de l’Agence fédérale de financement du logement (FHFA). Bien qu’il ne possède pas d’expérience dans le domaine de la sécurité nationale, le président a souligné sa « profonde expérience dans la gestion de sujets sensibles aux États-Unis ». Le nouveau responsable exercera son intérim jusqu’à ce qu’un titulaire permanent soit nommé.

### Émotions vives chez les démocrates

À la tête de la FHFA, Bill Pulte a été actif dans plusieurs procédures visant des adversaires politiques de Donald Trump. Il a notamment accusé de fraude immobilière diverses personnalités démocrates, telles que la procureure générale de l’État de New York Letitia James et le sénateur californien Adam Schiff. De plus, il est associé à une tentative de Donald Trump pour obtenir la révocation de la gouverneure de la Réserve fédérale Lisa Cook, qu’il a accusée de fraude dans le cadre d’un prêt immobilier personnel, accusation qu’elle dément.

Cette nomination a immédiatement suscité l’indignation des démocrates. La sénatrice Elizabeth Warren a critiqué le choix du président, affirmant que « le président Trump récompense son larbin en l’installant au sommet de la communauté du renseignement de notre pays », ajoutant ironiquement : « Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? ». Le sénateur Mark Warner, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, a quant à lui estimé que « le président avait choisi un responsable qui a prouvé non seulement sa volonté mais aussi son empressement à utiliser l’autorité du gouvernement pour mener des représailles politiques ».

### Réserve chez certains républicains

Les critiques proviennent notamment du rôle stratégique qui incombe au directeur du renseignement national. Ce poste est chargé de coordonner les différentes agences américaines de renseignement, dont la CIA et la NSA, de mettre en œuvre la politique de la Maison-Blanche dans ce domaine et de conseiller quotidiennement le président sur les questions liées au renseignement. Les opposants de Donald Trump craignent que les enquêtes visant ses adversaires politiques s’intensifient sous le prétexte de questions de sécurité nationale.

Figure parfois controversée même au sein du camp républicain, Bill Pulte a également suscité des tensions dans l’entourage présidentiel. Le *Wall Street Journal* et Politico ont rapporté que le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait menacé de l’agresser lors d’un dîner privé en 2025. De plus, sa proposition de créer des prêts immobiliers sur 50 ans pour faciliter l’accès à la propriété a été accueillie de manière mitigée, même parmi les partisans de Donald Trump, alors que le marché immobilier est toujours affecté par des prix et des taux d’intérêt élevés.