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Australie : Un drone filme la naissance d’une baleine à bosse, « Un moment magique »

Des images remarquables. Une baleine à bosse a été filmée en train de donner naissance au large de Kingscliff, en Australie, mardi après-midi. Il pourrait s’agir de la première naissance d’un baleineau capturée par un drone, selon le média australien ABC.

Un bénévole d’ORRCA, une association australienne dédiée à la protection des cétacés, a repéré la femelle, qui nageait à l’écart d’un groupe de baleines situé à 700 mètres du rivage, et a commencé à filmer. « Il y avait cette femelle qui se déplaçait anormalement lentement, mais elle ne dormait pas », a-t-il déclaré. « Soudain, du rouge a jailli et un nuage s’est formé. Je me suis demandé s’il y avait une interaction avec un prédateur. »

Ce n’est qu’au moment où le bébé est remonté à la surface qu’il a réalisé l’importance de ce qu’il venait de capturer avec son drone. Bien qu’il ait filmé des milliers de baleines à bosse, cet événement était unique. « J’espère que ces images pourront contribuer à enrichir les connaissances, encore très limitées, sur la mise bas des baleines à bosse », a-t-il ajouté auprès d’ABC. Selon son association, il s’agit du premier enregistrement par drone d’une naissance de baleine à bosse, et ce serait également seulement la quatrième fois que ce phénomène a été filmé.

Pour une spécialiste des baleines de l’université Macquarie à Sydney, ce moment représente « un instant magique impliquant un animal susceptible de vivre plus de 80 ans » qui a été capturé par le bénévole. « Quand le petit décide de venir au monde, il vient », a-t-elle expliqué. « Le fait qu’il ait su exactement quoi faire, à savoir remonter à la surface, a rendu ce moment très spécial. »

De son côté, une responsable d’ORRCA a affirmé que les images prises par le bénévole pourraient permettre de comparer cette naissance avec celles d’autres espèces de baleines, qui ont été documentées à travers le monde. « Elle semblait voyager seule au moment de la mise bas, c’est une situation différente de celle d’autres femelles qui sont accompagnées », a-t-elle souligné. « Nous pensions qu’elles devaient se rendre dans les régions tropicales pour mettre bas. Nous devons en quelque sorte revoir nos acquis. »