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Allemagne et Brésil saluent l’accord UE-Mercosur contre l’unilatéralisme

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président brésilien Luis Inácio Lula da Silva ont loué ensemble dimanche l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. Le Parlement européen avait saisi la justice en janvier pour vérifier la légalité de ce traité de libre-échange, combattu par les agriculteurs européens et la France.


Difficile de ne pas percevoir dans cette déclaration une critique indirecte à l’égard de Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président brésilien Luis Inácio Lula da Silva ont conjointement salué dimanche l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, face à « l’unilatéralisme ».

Ce traité, qui devrait entrer en vigueur provisoirement à partir du 1er mai, « rendra toutes les économies participantes plus fortes, plus indépendantes et plus résilientes », a affirmé le chancelier allemand lors de l’ouverture de la foire industrielle de Hanovre, dans le nord de l’Allemagne, devant un public de dirigeants d’entreprises.

« Face à l’unilatéralisme, le Mercosur et l’Union européenne ont choisi la coopération », a déclaré pour sa part le président brésilien, invité d’honneur de la foire, mettant en avant « un marché de près de 720 millions de personnes et un PIB de 23 billions de dollars ».

En janvier, le Parlement européen avait saisi la justice pour s’assurer de la légalité de ce traité de libre-échange, qui suscite l’opposition des agriculteurs européens et de la France. En revanche, il est largement soutenu par l’Allemagne, qui espère trouver de nouveaux marchés pour relancer son économie en crise, ainsi que par le Brésil.

Cette année, le Brésil est partenaire de l’autoproclamée première foire mondiale de l’industrie, où plus de 3 000 entreprises seront présentes. Cet événement est l’occasion de mettre en avant la « confiance » existant entre l’Europe et l’Amérique du Sud, fondée sur « une coopération avec le moins de droits de douane possible, et si possible aucun », a précisé Friedrich Merz.

Par ailleurs, les deux pays cherchent à s’engager ensemble à « ne résoudre les conflits dans le monde que par des moyens pacifiques, autant que nous le pouvons influencer cela », a-t-il ajouté, en référence à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis et Israël.

« Nous ne pouvons pas permettre que le monde s’incline devant le comportement d’un président qui pense que, par e-mail ou par Twitter, il peut taxer des produits, punir des pays et faire la guerre », a quant à lui déclaré Lula, alors que les relations entre Washington et Brasília sont tendues.