Virvolt Genera 900 : essai de la génératrice française face au vélo électrique
La génératrice Virvolt Genera 900, qui pèse environ 3 kg, alimente une batterie avec un apport d’environ 70 W. Virvolt ne vend sa solution qu’aux fabricants pour intégration sur leurs vélos électriques, et le prix de la génératrice varie de 500 à 600 euros selon la version.

Les fabricants de systèmes d’assistance pour vélos électriques sont peu nombreux en France. Le marché est dominé par Bosch, Shimano, Yamaha, ainsi que par les entreprises chinoises Bafang et Ananda, laissant peu de place à d’autres acteurs.
Cependant, cela n’empêche pas Virvolt de s’imposer et de se diversifier. Forte de 10 000 moteurs vendus, la société parisienne présente une nouveauté dans sa gamme : une génératrice, également désignée comme pédalier électronique.
Qu’est-ce qu’une génératrice de vélo électrique ?
Pour ceux qui ne connaissent pas cette technologie, nous avons déjà eu l’occasion de tester un modèle similaire chez Cixi avec son PERS. Il s’agit d’un pédalier électronique pesant environ 3 kg, capable de fournir de l’énergie à une batterie, laquelle alimente le moteur. Selon Virvolt, cet équipement apporte environ 70 W, ce qui reste faible par rapport aux besoins d’un vélo électrique (qui varient entre 10 et 25 % selon le modèle et le ou les moteurs), mais demeure proche des assistances traditionnelles.
Bien que le poids total soit supérieur à celui d’un moteur classique, il est important de souligner que la génératrice remplace la transmission classique par chaîne ou courroie. Moins de pièces impliquent également une intégration plus simple sur les vélos à assistance électrique (VAE) ou véhicules électriques légers.
Un pédalier électronique qui a du double
La Virvolt V-Genera s’appuie sur le développement de la Gene-Pi, un pédalier en évolution depuis 2018. Résultant de plusieurs itérations et de 50 000 km de tests (notamment lors des compétitions Sun Trip), elle continue son parcours chez Virvolt en tirant parti de l’expérience du moteur Virvolt V-900.

Cette génératrice a bénéficié de multiples améliorations pour devenir la Genera, disponible en deux versions :
- Classique : offrant une assistance linéaire, adaptée à la cyclologistique ou aux vélis (véhicules électriques légers intermédiaires),
- Haptique : un contrôleur supplémentaire permet d’ajuster la progressivité selon le couple appliqué au pédalage, offrant ainsi un comportement plus naturel et sportif, approprié pour des vélos électriques plus conventionnels ou des speedbikes.
Nous avons d’ailleurs eu l’occasion d’essayer brièvement la génératrice classique, qui augmente en puissance progressivement lors des premiers tours de roues, tout en fournissant immédiatement un couple important pour affronter les côtes.
Il est possible de régler 3 niveaux d’assistance, ainsi que la résistance au pédalage via une molette, tout en bénéficiant d’un système de régénération d’énergie lors du freinage, semblable à celui des trottinettes électriques (ou le système eBikeOS présent sur le Vefaa). Une marche arrière est aussi accessible.



Installée sur un vélo à quatre roues Supercycle, elle démontre ses multiples configurations, avec, ici, deux moteurs à roues avant, des modèles Virvolt 2000 que nous avions découverts en avril 2025 et testés sur le Shwette Baggy.
Il est aussi possible d’associer un unique moteur arrière Virvolt 900 ou d’autres moteurs du marché selon les préférences de chacun. Concernant les batteries, les modèles 48 V sont compatibles avec le système, contrairement aux 36 V qui risquent de créer une surtension.
Quand pourra-t-on rouler sur un vélo électrique à génératrice Virvolt ?
Pour l’instant, Virvolt ne commercialise sa solution qu’aux fabricants souhaitant l’intégrer sur leurs vélos électriques ou vélis. Plusieurs marques ont déjà des projets, comme Maillon Mobility avec son tricycle. Cependant, il faudra sans doute attendre plusieurs mois avant de voir les versions finales dans nos rues.

En revanche, la génératrice est compatible avec tous les moteurs d’assistance électrique, avec diverses communications : une simple pour fonctionner avec la cadence, ou une plus évoluée et personnalisable utilisant les systèmes CAN ou UART.
Dans une seconde étape, la Virvolt V-Genera 900 sera disponible chez des revendeurs capables de l’installer pour une électrification (ou une transformation). La vente directe aux particuliers n’est donc pas prévue.
Un prix compétitif et une fabrication française
Pour ce qui est du prix, celui-ci dépend de la version de la génératrice (entre 500 et 600 euros selon la marque), et il est également possible d’opter pour des « packs » incluant un ou plusieurs moteurs. L’offre reste abordable grâce à une industrialisation réalisée au sein de l’Usine à Vélos à Villeurbanne (Rhône), en collaboration avec d’autres acteurs (Vefaa, Addbike, etc.) et des moteurs déjà éprouvés.

Virvolt encourage d’ailleurs autant que possible la relocalisation des composants, un processus qu’elle a amorcé dès 2023 avec son moteur central 900. Bien que le cœur (moteur) soit conçu par Aikema, la société s’approvisionne déjà en pièces fabriquées en France, comme Effigear, et prévoit de ramener le reste d’ici 2027.

