High-tech

Un fournisseur clé du vélo électrique se déclare insolvable.

hGears Schramberg, un acteur clé dans la fabrication d’engrenages pour vélos électriques, a récemment annoncé sa demande d’insolvabilité. Cette initiative a été déposée le 7 septembre 2026 auprès du tribunal de Rottweil, situé dans le Bade-Wurtemberg.

La procédure d’insolvabilité choisie par la direction est celle de l’administration autonome, permettant à l’équipe dirigeante de continuer à gérer l’entreprise tout en entreprenant une restructuration. Ce processus n’implique pas une liquidation immédiate ni une cessation d’activité.

Filiale du groupe hGears, hGears Schramberg se spécialise dans la production de pièces de précision, incluant des engrenages et des composants d’entraînement, principalement pour les vélos électriques. À la mi-2024, l’usine employait environ 230 personnes, mais le nombre d’emplois actuellement menacés n’est pas encore clairement établi. Le groupe hGears, qui comptait un peu plus de 640 salariés à la fin de l’année 2024, pourrait subir des répercussions financières en raison de cette situation, bien que les autres usines du groupe, situées en Italie et en Chine, ne soient pas touchées pour l’instant.

La crise actuelle du marché du vélo électrique est l’une des principales raisons avancées par hGears pour justifier cette demande d’insolvabilité. En effet, l’entreprise fait face à une production insuffisante, conjuguée à des coûts fixes élevés. De plus, le marché européen des vélos électriques a connu un déclin depuis 2024, impacté par des stocks excédentaires issus du boom post-Covid, des promotions fréquentes et une demande en baisse. La faillite récente d’Accell Group, leader européen du secteur, a également exacerbé cette situation.

Malgré ces défis, hGears Schramberg continue ses activités et espère redresser la barre grâce à la restructuration en cours. Toutefois, la défaillance d’un fournisseur de composants souligne l’ampleur de la crise qui touche l’ensemble de la chaîne de production. Bien que des signes de reprise aient été observés dans certains pays, comme aux Pays-Bas, l’avenir de la filière reste incertain.