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Twingo électrique : Max BLD examine son origine chinoise recarrossée.

La Twingo E-Tech est la citadine 100 % électrique présentée fin 2025 et lancée début 2026, équipées d’une batterie LFP de 27,5 kWh et affichant une autonomie de 263 km en cycle WLTP. Environ 40 % de la valeur de la voiture provient de deux pièces chinoises : le moteur Shanghai e-Drive et la batterie CATL.


Max BLD a examiné la nouvelle Twingo électrique de près, la soulevant sur un pont, démontant les roues et scrutant les étiquettes. Il s’agit d’une voiture dont la structure est bien signée Renault, et non d’une version recarrossée d’un modèle chinois.

La Twingo E-Tech est une citadine entièrement électrique, présentée fin 2025 et lancée début 2026. Équipée d’une batterie LFP de 27,5 kWh fournie par le chinois CATL, elle est capable d’afficher une autonomie de 263 km selon le cycle WLTP. Cela suffit largement pour les 35 km que parcourt un Français moyen chaque jour, mais peut être insuffisant pour des trajets plus longs. Le moteur développe 82 ch, la voiture pèse environ 1 200 kg et son assemblage se fait à l’usine slovène de Novo Mesto.

Sur le plan tarifaire, le modèle commence à 19 490 € en finition Évolution. Pour atteindre le prix évoqué de 15 000 €, il est nécessaire d’accumuler diverses aides. La fiche complète de la Twingo E-Tech présente toutes ses caractéristiques.

Un élément à prendre en compte dans le calcul du prix : étant donné que la batterie provient de CATL, la Twingo E-Tech ne bénéficie pas de la prime de 1 000 € pour les packs fabriqués en Europe. Sur un véhicule coûtant moins de 20 000 €, cette somme a un impact significatif dans la comparaison avec d’autres modèles comme la Citroën ë-C3 ou la Leapmotor T03.

Lors de l’examen sur le pont, il est rapidement établi que le châssis, les longerons en acier, les berceaux et les supports en aluminium proviennent de la conception Renault. Les pneus Continental sont fabriqués en Roumanie, les faisceaux électriques proviennent du Maroc, le groupe ABS d’Allemagne et la climatisation Denso du Japon, avec un petit logo Nissan. En revanche, on finit par identifier les deux véritables pièces chinoises : le moteur Shanghai e-Drive et la batterie CATL. Renault reconnaît que ces deux composants représentent environ 40 % de la valeur de la voiture, le reste étant d’origine européenne.

Cependant, le discours marketing présente des failles. Renault affirme que la batterie est à son maximum de capacité, mais sur le pont, il est évident qu’il reste de l’espace sous le plancher, ce qui pourrait permettre d’ajouter du volume et des kilowattheures. Cela signifie que les 27,5 kWh représentent une décision stratégique et non une obligation technique. Concernant le moteur, le bloc Shanghai e-Drive sera assemblé à partir de 2027 dans l’usine historique de Cléon, ajoutant un peu de « made in France », bien que les composants continuent d’être fabriqués en Chine.

D’autres compromis sont visibles. Le capot est scellé et n’est accessible qu’aux garagistes, ce qui pose problème en cas de panne de la batterie 12 V, la défaillance la plus courante sur une voiture électrique. La trappe de recharge n’a pas de tirette de secours, rendant difficile l’accès en cas de blocage du verrou motorisé. Par ailleurs, il n’y a pas de refroidissement actif de la batterie, ni par air ni par liquide, ce qui convient en milieu urbain mais limite la recharge rapide lors de longs trajets. Une étude d’Automobile Propre a mesuré une puissance de charge DC limitée à 39 kW dans des conditions réelles. La recharge rapide est en option à 500 €, sinon le véhicule est équipé d’un chargeur de 6,6 kW. Bien que cela ne soit pas surprenant pour un modèle à ce prix, ces choix sont clairement volontairement faits et non des oublis.

Malgré tout, la Twingo répond aux besoins des trajets quotidiens et s’est montrée plus agréable à conduire que prévu. Cependant, ceux cherchant une citadine plus vive ou une autonomie suffisante pour des déplacements plus éloignés seront déçus.

Max BLD démontre finalement que Renault a anticipé une tendance que Stellantis et d’autres marques suivront bientôt. Concevoir la structure localement tout en achetant batterie et moteur en Chine et en étant transparent sur l’étiquette, la Twingo n’est donc pas une voiture chinoise cachée, mais une Renault pragmatique, conçue en France avec des composants chinois là où les coûts étaient trop élevés pour faire autrement.