Test du SteelSeries Arctis Nova Pro Omni, casque gaming premium multi-plateforme
L’Arctis Nova Pro Omni est disponible à partir de 399,99 euros depuis le 5 mai. Le casque dispose d’une autonomie annoncée de 30 heures par batterie, mais les sessions réelles tournent plutôt autour de 20 à 25 heures.
Spécialiste des accessoires de gaming, SteelSeries présente un nouveau produit majeur dans son catalogue : l’Arctis Nova Pro Omni. Il dispose d’une fiche technique riche : double connexion sans fil, réduction de bruit active, batterie amovible, microphone rétractable et compatibilité étendue avec toutes les plateformes du marché, y compris Xbox Series X ou S, PlayStation, Switch, PC et smartphone.
En théorie, l’Arctis Nova Pro Omni ne laisse rien à désirer. Mais ce casque Bluetooth pour gamer répond-il réellement à toutes ses promesses une fois utilisé dans un cadre pratique ?
Fiche technique
Un casque premium au design soigné
Dès son déballage, l’Arctis Nova Pro Omni fait forte impression. Le modèle blanc glacier testé se distingue des casques gaming généralement sombres et chargés, offrant un choix rafraîchissant. L’arceau en acier inoxydable, les plaques d’écouteurs magnétiques amovibles et les coussinets en similicuir à mémoire de forme démontrent une construction soignée, en adéquation avec le positionnement tarifaire du casque.
À noter que ces plaques accueillent également les batteries, un point que nous aborderons plus tard.

Ergonomie & Confort
C’est un casque circum-aural. Cela signifie que les coussinets englobent complètement les oreilles plutôt que de simplement s’y poser. Avec un poids de 339 grammes, il se situe dans la moyenne haute de ce segment, sans être excessif pour un casque de cette catégorie.
Une housse de transport en tissu est incluse dans l’emballage. Douce et agréable au toucher, elle gagnerait toutefois à être légèrement plus rigide pour inspirer plus de confiance lors des déplacements. Les oreillettes pivotent à plat pour faciliter le rangement sur le bureau, mais il est préférable d’éviter de glisser le casque dans un sac à dos au quotidien.
La disposition des boutons est astucieuse et tous sont facilement identifiables au toucher, sans nécessité de regarder le casque. Sur l’oreillette gauche se trouvent la molette de volume, le bouton d’alimentation et le microphone ClearCast rétractable, qui se range discrètement dans la coque. L’oreillette droite abrite le bouton Bluetooth dédié.

Le GameHub
Le GameHub sans fil fourni dans l’emballage est bien plus qu’un simple dongle. Il cumule les fonctions de DAC (convertisseur numérique-analogique, chargé de transformer le signal audio en son de qualité), d’adaptateur sans fil et de centre de contrôle audio.
Son écran affiche l’état de la connexion, le statut de la batterie et le niveau sonore en temps réel, tandis que sa molette crantée permet d’ajuster le volume avec précision. Ses trois ports USB et deux prises jack offrent une connectivité complète pour brancher plusieurs consoles.
Bien que tout cela soit pratique, le boîtier, bien que compact et élégant, occupe un peu de place sur le bureau, ce qui est à prendre en compte selon l’espace disponible.

Un confort remarquable
Le confort est sans doute l’un des atouts majeurs de ce casque. L’arceau élastique, que l’on retrouve sur de nombreux casques SteelSeries, répartit la pression de manière homogène sur le crâne, sans provoquer de point de douleur, même après plusieurs heures d’utilisation. Après trois heures de jeu, le casque devient littéralement oublié. Après une journée entière au bureau, on commence juste à ressentir une légère chaleur sous les oreillettes, ce qui n’est vraiment pas rédhibitoire. C’est tout simplement l’un des casques gaming les plus confortables sur une longue période que nous avons testés.
OmniPlay : la connectivité universelle en pratique
La mise en route est d’une simplicité appréciable : le casque et le GameHub sont pré-appairés d’usine, ce qui évite toute configuration complexe lors de la première utilisation. Il suffit de brancher le boîtier en USB sur sa source, d’allumer le casque et le tour est joué. Pour un nouvel appairage en 2,4 GHz, il suffit de naviguer dans le menu du GameHub en quelques secondes. En Bluetooth, maintenir le bouton dédié enfoncé pendant quatre secondes suffit à lancer la détection. Pas de NFC, mais cela n’est pas une surprise sur le segment gaming, et l’expérience reste fluide.
Tous les contrôles reposent sur des boutons physiques, sans surface tactile. C’est un choix délibéré et parfaitement cohérent pour un usage gaming, où une fausse manipulation en pleine partie peut engendrer des conséquences coûteuses. La molette de volume est bien crantée, offrant une résistance agréable en main que l’on perçoit comme un gage de qualité dans les détails. La personnalisation des boutons se fait via le logiciel SteelSeries GG sur PC, offrant de belles possibilités pour ceux qui souhaitent approfondir leur configuration.

OmniPlay, l’argument central
C’est ici que le casque se démarque véritablement de la concurrence. Le système OmniPlay permet de connecter et mixer simultanément jusqu’à quatre sources audio : deux appareils en 2,4 GHz, un en Bluetooth 5.3 et un via jack 3,5 mm. En pratique, cela signifie qu’on peut écouter l’audio de sa PS5 tout en recevant les notifications sonores de son smartphone, le tout ajusté en temps réel grâce à la molette du GameHub. Une fonctionnalité qui parait anodine sur le papier, mais qui modifie réellement les habitudes d’utilisation au quotidien.
Mode filaire & Logiciel
Le casque supporte également la connexion filaire via le jack 3,5 mm du GameHub, une option particulièrement utile sur Switch en mode portable ou connectée à un contrôleur Xbox. En mode filaire, le casque fonctionne en mode passif, sans nécessiter de batterie, ce qui assure une continuité d’utilisation même avec une charge à zéro.
Sur PC, SteelSeries GG est l’outil le plus complet du lot : égaliseur paramétrique à 10 bandes, plus de 200 préréglages par jeu via le module Sonar, ChatMix pour équilibrer le son entre le chat vocal et l’audio du jeu, ainsi que la gestion du sidetone, du gain microphone et des niveaux de réduction de bruit active.
Sur console et mobile, l’application Arctis Companion (iOS/Android) couvre l’essentiel avec un choix de fonctionnalités plus limité, mais suffisant pour les réglages quotidiens.
Une réduction de bruit convenable, sans révolution
L’Arctis Nova Pro Omni est doté d’une réduction de bruit active configurable sur trois niveaux : faible, moyen et élevé, ainsi qu’un mode désactivé. Son activation se fait directement depuis le casque en naviguant avec la molette et en appuyant dessus pour valider. Sur le GameHub, une petite zone tactile permet de changer de modes, soit en l’effleurant, soit en la maintenant selon l’action désirée. Le mode Transparence se gère quant à lui séparément en appuyant deux fois sur le bouton d’alimentation du casque.

Testée sans musique dans divers environnements, elle s’avère efficace sur les bruits continus, tels que le ventilateur de PC, la climatisation et les bruits ambiants de bureau. Ces sons sont bien atténués dès le niveau moyen, ce qui couvre largement les cas d’usage courants. Les voix humaines proches sont partiellement filtrées sans être totalement effacées, mais les bruits imprévisibles, comme les travaux ou le passage de voitures, passent encore relativement bien.
Elle ne rivalise pas avec les référents grand public tels que le Sony WH-1000XM5 ou le Bose QuietComfort Ultra, mais cela n’est pas vraiment son objectif. Pour un usage gaming, elle remplit son rôle correctement. L’activation ne provoque pas d’effet de bouchon notable, ce qui est appréciable. Un léger souffle est perçu en silence total au niveau élevé, mais il disparaît dès que l’audio commence.
Une qualité audio qui surprend
D’un point de vue technique, l’Arctis Nova Pro Omni est également performant. Ses haut-parleurs de 40 mm certifiés Hi-Res Audio sont capables de restituer des détails sonores que de nombreux casques gaming ne perçoivent tout simplement pas. La connexion 2,4 GHz transmet jusqu’à 96 kHz / 24 bits, soit plus du double de la qualité d’un CD classique.
Le Bluetooth 5.3 est également présent, avec les protocoles récents LE Audio et LC3+ pour une connexion stable et économe en batterie. En revanche, LDAC et aptX sont absents, ce qui pourra décevoir les utilisateurs Android les plus exigeants.
Redécouvrir ses jeux grâce aux sons
L’Arctis Nova Pro Omni offre un rendu clair et équilibré, avec des basses présentes sans écraser le reste du spectre. Les réglages peuvent aussi être ajustés directement depuis le casque, en appuyant sur la molette puis en naviguant via l’écran du GameHub.
Dans le jeu, cela fait une réelle différence. Sur Cyberpunk 2077, la pluie, les grondements de moteurs, les voix perdues dans la foule : chaque détail sonore se positionne à sa place. Sur Phasmophobia, savoir exactement d’où proviennent les bruits d’un fantôme devient presque instinctif. C’est la précision qui modifie concrètement le déroulement d’une partie.
Un microphone vraiment convaincant
Le micro ClearCast rétractable se déploie depuis l’oreillette gauche, avec un filtre anti-pop inclus dans la boîte, un détail appréciable. Sa principale force est la réduction de bruit qui fonctionne sur toutes les plateformes et pas uniquement sur Windows. C’est un avantage par rapport à de nombreux concurrents qui réservent cette fonction aux PC seulement.

À distance normale d’utilisation, la qualité est vraiment satisfaisante. La voix est capturée de manière claire, naturelle et bien mise en avant, avec un bruit de fond efficacement atténué sans nuire à la voix. Nos interlocuteurs l’ont confirmé. La mise en sourdine automatique lorsque le micro est rangé dans son logement fonctionne d’ailleurs parfaitement, sans accroc.
La qualité reste présente, même à une distance respectueuse du PC, permettant réellement une liberté de mouvement. Concrètement, à l’autre bout d’un appartement de 70 m², proche du mur de la salle de bain, ça fonctionne encore et le signal audio reste de bonne qualité.
Une autonomie sans limite
L’Arctis Nova Pro Omni adopte une approche unique sur le marché : un système de double batterie interchangeable. Deux accumulateurs lithium-ion sont fournis, et lorsque l’un est épuisé, il suffit de retirer la plaque de l’oreillette droite pour insérer le second. Le premier peut ensuite être rechargé directement à l’emplacement prévu sur le GameHub.

Le constructeur annonce 30 heures par batterie, un chiffre qui nous a paru légèrement optimiste dans des conditions réelles, avec des sessions plutôt autour de 20 à 25 heures.
Difficile d’être catégorique sans un chronométrage précis de notre côté, mais dans les faits, la question de l’autonomie ne se pose plus vraiment. Grâce à une batterie chargée sur le GameHub pendant que l’autre alimente le casque, on ne tombe jamais à court. C’est un confort au quotidien difficile à égaler, et on finit par ne plus se demander si le casque est chargé.
La charge rapide est un autre argument de poids : 15 minutes suffisent pour récupérer 4 heures d’utilisation, et une charge complète s’effectue en environ 2 heures. En mode filaire passif via le jack 3,5 mm, le casque fonctionne sans batterie.
Prix et disponibilité
L’Arctis Nova Pro Omni est disponible en coloris Midnight Blue, White et Graphite depuis le 5 mai, au prix public conseillé de 399,99 euros.

