Présidentielle 2027 : Mésentente et polémique autour de Méléchon pour la gauche
Jean-Luc Mélenchon se lance officiellement pour la quatrième fois dans la course à l’Élysée, mais sept Français sur dix le voient comme « un handicap pour faire gagner la gauche » à la présidentielle de 2027, selon un sondage publié par La Tribune Dimanche. Parmi les sympathisants de gauche, 55 % perçoivent cette candidature comme un handicap pour la gauche et 39 % comme un atout.
Le choix de Jean-Luc Mélenchon, la semaine dernière, de s’engager officiellement pour la quatrième fois dans la course à l’Élysée ne semble pas être bien accueilli par les électeurs pour l’instant. D’après un sondage publié par *La Tribune Dimanche*, sept Français sur dix considèrent le leader de LFI comme « un handicap pour faire gagner la gauche » à l’élection présidentielle de 2027. Parmi les sympathisants de gauche, 55 % voient cette candidature comme un obstacle pour la gauche, tandis que 39 % la perçoivent comme un atout.
L’« agressivité » du tribun insoumis est soulignée par 64 % des sondés. De plus, ses « propos qui créent la polémique » sont jugés pénalisants par 60 % des personnes interrogées dans cette étude réalisée par Ipsos BVA-Cesi école d’ingénieurs.
Un socle difficile à élargir à gauche
Le leader de LFI a notamment provoqué l’indignation en faisant des remarques sur la prononciation de noms à consonance juive comme « Epstein » et « Glucksmann ». « Les soupçons d’antisémitisme qui pèsent sur lui sont un élément absolument majeur », précise Brice Teinturier, directeur d’Ipsos. « Cela a peut-être consolidé son socle, mais cela empêche son élargissement malgré les désordres dans le reste de la gauche ».
À 75 ans l’année prochaine, s’il se présente, il serait le candidat le plus âgé au départ. Cependant, seulement 19 % des Français estiment que son âge constitue un handicap. Son « expérience », mise en avant pour justifier sa nouvelle candidature, est perçue comme un « atout » par 41 % des sondés. Ses « talents d’orateur » sont la qualité principale retenue par 45 % des répondants, et 36 % des sympathisants de gauche.
Bardella et Le Pen toujours loin devant
Parmi les candidats déclarés et potentiels à l’Élysée, Jordan Bardella (34 %) et Marine Le Pen (33 % ; +1 point) dominent largement. L’ex-Premier ministre Gabriel Attal progresse à 24 % (+5 points), contrairement à Édouard Philippe qui atteint 22 % (-4 points). Bruno Retailleau et Gérald Darmanin sont quasiment stables à 21 % et 20 %. Dominique de Villepin se situe à 16 %. À gauche, François Hollande gagne 2 points pour atteindre 18 % et Raphaël Glucksmann reste stable à 16 %. Jean-Luc Mélenchon se situe également à 16 %.
Concernant l’exécutif actuel, 75 % (+2 points) des sondés ont une opinion défavorable d’Emmanuel Macron et 59 % (-3 points) à l’égard du Premier ministre Sébastien Lecornu.

