Test du Secretlab Atlas : le spécialiste du gaming entre enfin dans l’univers du fauteuil de bureau
Le modèle Secretlab Atlas est disponible en deux tailles, R et L, avec un prix de 499 € pour la taille R et de 719 € pour la taille L. Selon le constructeur, la pression moyenne sur le siège reste sous le seuil de 80 mmHg, validée par US Ergonomics.

Secretlab a gagné en notoriété avec ses fauteuils de gaming, souvent hauts et parfois tape-à-l’œil. Pour ma part, j’ai acheté un Titan Evo il y a quelques années, et j’ai également testé le Titan Evo NanoGen.
L’Atlas, quant à lui, raconte une autre histoire. C’est la première chaise que la marque présente comme « ergonomique pensée pour le travail », et le ton change dès l’ouverture de la boîte : silhouette plus élancée, coloris neutres, logo discret.
J’ai utilisé le modèle en tissu beige, le nouveau coloris « Dune », pendant plusieurs semaines pour évaluer ce changement de direction. Le bilan est mesuré : le confort est au rendez-vous et les ajustements sont parmi les plus intelligents que j’aie expérimentés sur un fauteuil. Cependant, l’Atlas omet un aspect qui peut surprendre pour un produit qualifié de « professionnel ». Nous y reviendrons.
Fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Modèle | Secretlab Atlas |
| Gammes | Standard / Premium (Composite NanoFoam) |
| Revêtements | Tissu SoftWeave Plus, similicuir hybride NEO (standard), similicuir hybride NanoGen (premium) |
| Mousse | Mousse à froid en instance de brevet (standard) / Composite NanoFoam (premium) |
| Dossier | RE-CURVE, soutien lombaire intégré (non réglable) |
| Appui-tête | Magnétique, mousse à mémoire de forme |
| Inclinaison | Synchrone, 4 angles verrouillables : 100°, 107°, 113°, 120° |
| Résistance de bascule | 4 niveaux selon le poids (80 kg) |
| Tailles | R (jusqu’à 178 cm, |
| Coloris | Plusieurs teintes neutres, dont le nouveau « Dune » beige |
| Validation ergonomique | US Ergonomics (pression moyenne |
| Montage | Environ 30 minutes |
| Prix | 499 € (R) / 719 € (L) |
Installation : 30 minutes, et plus simple que prévu
Le montage m’a pris environ 30 minutes, seul et sans pression. C’est le même processus que pour les autres produits de la marque : vis pré-triées, outil fourni, et instructions claires. Rien de compliqué, mais un peu de minutie est requise pour fixer le dossier à la base, ce qui est l’étape la plus physique de l’assemblage.

Ce qui m’a surpris, c’est que l’Atlas se monte plus facilement que les versions gaming de Secretlab. La silhouette plus fine et plus légère y contribue sans doute : moins de mousse à gérer, des pièces plus maniables. Pour comparer, le Titan Evo NanoGen que j’ai testé l’année dernière nécessitait plutôt 30 à 45 minutes selon le soin apporté. L’Atlas prend moins de 30 minutes, avec seulement quelques vis à visser. Tout le nécessaire est inclus.

Une fois assemblé, l’ensemble paraît solide. Les jonctions sont nettes, aucune pièce ne bouge, et la finition assortie à la couleur du modèle, y compris la base, le vérin, et les roulettes sur la gamme premium, offre un produit visuellement cohérent.
Design et ergonomie : un fauteuil qui mise sur l’alternance
Visuellement, l’Atlas conserve les caractéristiques d’un Secretlab tout en apportant du raffinement.

Le dossier demeure haut, mais il s’affine, les teintes sont discrètes, et le tissu SoftWeave Plus en beige est, pour le redire, vraiment beau : grain régulier, agréable au toucher. Placé dans un coin de la pièce, il pourrait passer pour une chaise de bureau haut de gamme. Si vous recherchez du Secretlab sans l’extraversité, vous êtes au bon endroit.

Dès le premier contact, j’ai remarqué que l’assise ne cède pas sous mon poids. L’Atlas repose sur une structure hybride de ressorts et de mousse, censée s’ajuster par micro-mouvements à la morphologie de l’utilisateur. En réalité, le maintien est ferme et je préfère vous avertir tout de suite : ce n’est pas un fauteuil dans lequel on s’enfonce avec un soupir de soulagement.
Si vous recherchez du moelleux, ce fauteuil n’est pas pour vous.
Pour ma part, après plusieurs longues sessions, je trouve qu’il a son utilité : pas d’effet hamac, aucun point de pression qui chauffe sous les cuisses après deux heures, et un poids réparti de manière homogène. La fermeté joue en votre faveur, et non contre.

Secretlab base sa conception sur des tests indépendants effectués par le comité US Ergonomics. D’après ces données, la pression moyenne reste en dessous de 80 mmHg, seuil au-delà duquel la circulation sanguine pourrait être affectée.

Je ne dispose pas d’un capteur de pression à domicile pour confirmer ces chiffres, donc je les considère comme des données constructeur validées par un laboratoire tiers, qui sont prometteuses mais à vérifier dans le temps. Mon ressenti, quant à lui, est en accord : pas d’engourdissement après des journées entières passées assis. Ce n’est peut-être pas une mesure scientifique, mais je ne ressens pas de douleur dans le bas du dos le soir, ce qui a son importance.

Alors que de nombreux fauteuils de bureau s’arrêtent au milieu du dos et laissent la nuque dans le vide, le dossier RE-CURVE remonte jusqu’à la tête et épouse la courbe en S de la colonne vertébrale. Je sens le soutien s’étendre sur toute la longueur du dos, et la partie supérieure s’incurve légèrement vers l’avant pour épouser la position naturelle de la tête lorsque je suis assis droit. L’appui-tête magnétique en mousse à mémoire de forme complète l’ensemble et se remet en place en une seconde, sans ajustement compliqué. Sur ce terrain, l’Atlas se distingue clairement du fauteuil de bureau standard. Ce n’est pas de la magie : cela fonctionne grâce à un aimant.

Concernant un aspect manquant : le réglage lombaire. C’est ici que je suis déçu. Le soutien lombaire de l’Atlas est intégré au dossier, mais il n’est pas réglable. Aucune molette, aucun système pour ajuster la fermeté ou la profondeur au creux des reins.

Le Titan Evo de la même marque offre un réglage lombaire L-ADAPT ajustable dans quatre directions. Le choix de Secretlab ici est de vous confier votre dos à une courbe prédéfinie. Pour ma part, elle me convenait, mais une personne avec un dos plus courbé ou ayant l’habitude de régler son soutien lombaire au millimètre n’aura pas de flexibilité. C’est un choix de conception, et je peine à le comprendre entièrement.
Il existe deux modes : un mode concentration et un mode repos. L’idée derrière l’Atlas est l’alternance. Le mécanisme d’inclinaison est synchrone : pour chaque inclinaison de 2° du dossier, l’assise s’incline de 1°. L’angle entre les hanches et le torse s’ouvre, ce qui réduit la tension dans le bas du dos, et comme l’assise reste assez horizontale, mes pieds restent au sol même en arrière.
Concrètement, je verrouille le dossier lorsque je dois me concentrer et je le déverrouille pour bénéficier d’un léger mouvement lors des pauses. C’est exactement le principe du travail par cycles : 25 minutes de concentration, suivies de 5 minutes de relâche, et ici, le fauteuil le traduit sans que j’aie à y penser.
On peut verrouiller l’inclinaison sur quatre angles précis (100°, 107°, 113° et 120°) et ajuster la résistance de bascule sur quatre niveaux selon son poids. Le petit détail qui m’a marqué : une fenêtre intégrée dans la molette affiche le niveau choisi. Fini de tourner à l’aveugle pour retrouver son réglage, ce qui peut paraître peu significatif tant qu’on ne l’a pas expérimenté sur d’autres fauteuils. Je note cependant que l’Atlas se limite à 120°, une inclinaison « active ». Si votre week-end inclut l’idée d’une sieste allongée, il faudra vous tourner vers le Titan Evo et ses 165°.

Ce qui m’a le plus réjoui, c’est que les manettes ne se détachent pas, ne se dévissent pas et ne finissent pas par se perdre sous le bureau : tout est solidaire de la chaise. Les molettes sont à portée de main, le verrouillage est clair, et un mécanisme de sécurité empêche le dossier de basculer brusquement vers l’avant lorsqu’il est déverrouillé. J’ai trouvé chaque réglage en quelques secondes, sans avoir à rouvrir la notice. Après des années à deviner quelle manette fait quoi sur tel ou tel siège, ce niveau de clarté est presque aussi appréciable que l’assise elle-même.

Cependant, la base d’assise est positionnée plus bas que sur un siège de gaming, ce qui m’aide à garder les pieds à plat, un vrai plus pour la stabilité. Elle se règle également en profondeur, d’avant en arrière, pour conserver quelques centimètres entre le bord du siège et l’arrière des genoux. L’objectif est d’assurer un alignement neutre des hanches et de la colonne vertébrale.
Ces réglages couvrent l’essentiel, mais l’Atlas demeure un fauteuil « près du corps ». Il n’existe qu’en deux tailles, R et L, tandis que le Titan Evo propose des tailles S à XL. Les personnes de grande taille y seront logiquement moins à l’aise, et il est important de le préciser.

Au fond, il y a une vérité que je trouve pertinente : « La meilleure posture est votre prochaine posture ». C’est vrai, rester immobile dans la position censée être idéale finit par fatiguer les muscles ; ce sont les changements fréquents de posture qui apportent du soulagement. L’inclinaison synchrone et la bascule libre servent précisément cet objectif. Je préfère de loin cette approche à un énième discours sur la « ergonomie » du dossier, et c’est elle qui justifie le mieux selon moi l’existence de ce fauteuil.
Prix et disponibilité
La gamme standard commence à 499 € pour le similicuir hybride NEO, tandis que le tissu SoftWeave varie de 519 à 539 € selon la taille. La gamme premium, qui regroupe les matériaux les plus raffinés (NanoGen ou SoftWeave premium), se situe entre 699 et 719 €.

À chaque fois, la taille L coûte 20 € de plus que la R. Le modèle que j’ai testé, en tissu Dune, est donc à 499 € en R et 719 € en L. Petite surprise positive : l’Atlas ne se place pas au sommet de la gamme. Son modèle d’entrée est même moins cher que le Titan Evo « classique » (549 € en Europe), et sa version premium reste bien en dessous du Titan Evo NanoGen (799 € en Regular, 849 € en XL).
En somme, l’Atlas ne se situe pas en haut de la hiérarchie. Son modèle d’entrée rivalise avec le Titan Evo « classique », et sa version premium demeure inférieure au Titan Evo NanoGen. Pour un fauteuil neuf, plus élégant et mieux conçu, il s’agit d’un tarif d’entrée que je trouve très intéressant.
L’alternative est le Secretlab Titan Evo NanoGen. Si vos besoins dépassent le simple travail assis, le Titan Evo NanoGen est le choix le plus polyvalent de la gamme.
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