
Test des lunettes Xreal Aura : presque prêtes à remplacer mon smartphone Android
J’ai eu l’occasion de tester les lunettes Xreal Aura, qui intègrent des écrans, fonctionnent sous Android XR et sont équipées de l’intelligence artificielle Gemini. Cette expérience m’a donné l’impression de porter un smartphone directement sur le nez, bien qu’il soit essentiel de garder à l’esprit certaines limitations.
Lors de l’IFA 2026 à Berlin, j’ai pu découvrir ces lunettes tant attendues, anciennement connues sous le nom de Project Aura. Désormais simplement appelées Aura, elles sont presque prêtes pour le marché. Bien qu’aucune date de lancement officielle n’ait été confirmée, des sources laissent entendre qu’une sortie pourrait survenir dans les mois à venir, probablement cet automne.
Mon premier essai des Xreal Aura a été très prometteur. Ces lunettes possèdent deux écrans, un pour chaque œil, permettant d’afficher vos applications dans un champ de vision de 70 degrés, créant ainsi une illusion de flottement dans l’espace réel. Grâce à des caméras intégrées, le système et l’IA Gemini peuvent analyser l’environnement qui vous entoure.
L’expérience est comparable à celle d’un casque de réalité virtuelle tel que l’Apple Vision Pro ou le Samsung Galaxy XR, mais avec un avantage notable : le poids. Les Xreal Aura, pesant moins de 95 grammes, sont plus confortables à porter sur de longues périodes et faciles à transporter, ce qui les rend idéales pour des voyages. Personnellement, je n’ai ressenti aucune gêne durant ma session d’essai de 45 minutes.
Il est important de noter que ces lunettes sont reliées par un câble à un boîtier qui fonctionne comme un ordinateur. Ce dernier abrite une puce Snapdragon Reality Elite dédiée à la réalité mixte, ainsi qu’une batterie de 4455 mAh et un trackpad pour ceux qui préfèrent éviter la navigation gestuelle. Bien que le boîtier soit un peu encombrant, il permet aux lunettes de fonctionner de manière autonome.
En mettant les lunettes, j’ai été immédiatement séduit par leur facilité d’utilisation. L’interface Android familière m’a permis de m’adapter rapidement. J’ai pu accéder à des applications connues et utiliser des fonctionnalités telles que Gemini, que je pouvais interroger en appuyant sur un bouton sur la branche des lunettes.
L’expérience était immersive : lire des articles, visionner des vidéos sur YouTube ou explorer Google Maps était agréable et captivant. Un bouton permettait d’assombrir l’environnement, créant ainsi une bulle de concentration, idéale pour les trajets. La vision de l’environnement se rétablissait automatiquement lorsque je tournais la tête.
L’utilisation d’Android XR était fluide, sans latence perceptible. Lorsque j’ai autorisé Gemini à accéder aux caméras, l’assistant a rapidement identifié les objets présents dans mon champ de vision. J’ai également apprécié la possibilité de naviguer par gestes ou via le trackpad, chaque méthode ayant ses avantages selon la situation.
Cependant, il existe des limitations qui empêchent les Xreal Aura de remplacer totalement un smartphone. Leur design, plus volumineux que des lunettes ordinaires, attire l’attention, et un câble visible les relie à leur boîtier. De plus, l’autonomie annoncée de 4 à 5 heures en usage actif, bien que correcte pour un tel appareil, reste inférieure aux attentes d’un smartphone. Actuellement, aucune compatibilité SIM ou eSIM n’est prévue, les lunettes nécessitant une connexion Wi-Fi pour accéder à Internet.
Enfin, le prix potentiel de lancement, inférieur à 1500 dollars (environ 1 290 € hors taxes), pourrait freiner l’adoption par le grand public. Malgré tout, les Xreal Aura représentent une avancée intéressante dans le domaine du « spatial computing » en réalité mixte, attirant ceux qui souhaitent éviter le poids d’un casque. Je suis impatient de suivre l’évolution de ce produit.
