
Test de la DJI Osmo Pocket 4P : une version « Pro » inattendue en prix
En 2026, le marché des caméras de poche stabilisées a connu une compétition intense, marquée par l’arrivée de nouveaux modèles. DJI a ouvert le bal en avril avec son Osmo Pocket 4, un appareil de qualité, mais dont les améliorations étaient limitées. Bien que l’on s’attendait à une version « Pro », la marque n’a pas communiqué de date de lancement. C’est alors qu’Insta360 a pris l’initiative de sortir sa Luna Ultra en juin, devenant ainsi la première à proposer une caméra de poche à double objectif, dotée d’un écran détachable servant de télécommande.
DJI a finalement présenté son Osmo Pocket 4P à la fin juillet. Ce modèle, en intégrant deux capteurs disposés verticalement, répond à une lacune technique en offrant un objectif secondaire dédié au zoom.
Après plusieurs semaines d’utilisation de l’Osmo Pocket 4P dans les montagnes de Colombie-Britannique, il est temps d’évaluer si cette version Pro mérite son statut de caméra de vlog ultime et si son prix justifie l’absence d’autres alternatives sur le marché.
La DJI Osmo Pocket 4P, empruntant des éléments de design à son prédécesseur, se distingue par sa taille légèrement augmentée en raison de son double capteur. Bien que le manche reste similaire à celui de l’Osmo Pocket 4, les dimensions révèlent un appareil plus encombrant. En termes de poids, la Pocket 4P pèse près de 230 grammes, se rapprochant ainsi de l’Insta360 Luna Ultra.
L’ergonomie de l’Osmo Pocket 4P est améliorée par un joystick multidirectionnel, un bouton d’enregistrement et des commandes physiques pour le zoom, héritées des récentes innovations de DJI. Contrairement à l’écran détachable de la Luna Ultra, l’écran de la Pocket 4P est fixe, ce qui limite sa modularité. Ce choix reflète une approche plus traditionnelle de DJI, visant un public professionnel, tandis qu’Insta360 adopte une stratégie plus audacieuse pour séduire le grand public.
La conception des capteurs diffère également : DJI a opté pour une superposition verticale, rendant le bloc optique plus massif et fragile. Malheureusement, aucune solution de protection n’est fournie pour le transport, contrairement à ses concurrents qui offrent des coques de protection.
En termes d’interface, l’Osmo Pocket 4P reprend les codes de ses prédécesseurs, avec une navigation tactile intuitive. L’appareil s’allume rapidement en basculant l’écran, et il est possible de configurer un enregistrement automatique à l’ouverture.
La qualité vidéo est un point fort de la Pocket 4P, qui se positionne comme un choix sérieux pour les professionnels. Avec un capteur principal de type 1 pouce et une plage dynamique améliorée, la caméra est conçue pour capturer des détails dans des conditions de lumière contrastées. Le second objectif, un téléobjectif de 60 mm, offre une polyvalence appréciable, bien que le profil D-Log 2 ne soit pas compatible avec ce capteur.
En termes de stabilisation, la Pocket 4P offre un excellent rendu, bien que des mouvements verticaux puissent être perçus lors de la marche. Les différents modes de suivi permettent de garder un sujet au centre de l’image, mais la réactivité du suivi automatique semble légèrement inférieure à celle de ses prédécesseurs.
L’autonomie de la Pocket 4P est annoncée à 210 minutes en 1080p, légèrement inférieure à celle de la Pocket 4. Toutefois, des tests en conditions réelles montrent que la caméra conserve une bonne capacité de batterie même après plusieurs enregistrements.
Enfin, la Pocket 4P est proposée à un tarif de 599 euros, soit 100 euros de plus que la Pocket 4, mais reste compétitive face à l’Insta360 Luna Ultra, qui est plus chère. DJI semble ainsi viser un public professionnel en offrant une caméra solide et performante, tout en laissant à Insta360 le soin de séduire ceux qui privilégient des fonctionnalités comme la 8K et un écran détachable.
