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Sophie Adenot explique l’odeur de l’ISS : « C’est plutôt neutre »

Sophie Adenot a expliqué que l’odorat fonctionne de la même manière dans la Station spatiale internationale, mais sans ventilation, les astronautes pourraient se retrouver « piégés dans leur propre bulle d’odeurs ». Dans le module européen de la Station, Colombus, et la coupole, les odeurs sont absentes, et il n’y a pas d’odeur non plus au niveau des toilettes.


C’est une question que se posent régulièrement les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS), souvent accompagnée de l’éternelle interrogation sur la façon de se rendre aux toilettes : qu’est-ce que ça sent dans l’ISS ? La Française Sophie Adenot, en mission depuis février, a apporté une réponse ce dimanche dans sa capsule vidéo hebdomadaire intitulée « La science du dimanche matin ».

Elle a expliqué le fonctionnement de l’odorat, qui opère de la même manière dans l’ISS, mais avec une différence majeure : sans ventilation, les astronautes risqueraient de se retrouver « piégés dans leur propre bulle d’odeurs ». L’astronaute a illustré ses propos en évoquant une journée où l’équipage aurait consommé des haricots, ce qui pourrait être désastreux.

En raison de la ventilation, les odeurs ne posent pas de problème : « ça ne sent pas mauvais, ça ne sent pas bon, c’est plutôt neutre dans la plupart des endroits », a affirmé Sophie Adenot. Dans une vidéo publiée la semaine précédente, l’astronaute a par ailleurs utilisé un « odeur-o-mètre » pour évaluer l’intensité des différentes odeurs en fonction des zones de l’ISS.

Dans le module européen de la Station, nommé Colombus, et dans la coupole, il n’y a pas d’odeur. Les toilettes, quant à elles, ne dégagent pas d’odeur non plus. L’endroit onde les astronautes cultivent des légumes a une forte odeur « comme la Terre », tandis que Sophie Adenot a mentionné qu’elle regrette l’odeur « de la forêt après une averse ». Une légère odeur rappelant un vestiaire peut être perçue près de la zone de sport, où sont entreposées les chaussures de vélo des astronautes.

Lorsque des odeurs persistent, l’astronaute a mis en place une procédure personnelle : demander à Houston d’augmenter la ventilation, semblable à l’ouverture d’une fenêtre sur Terre. Si la communication est impossible, elle recourt à des solutions artisanales, comme diriger un ventilateur vers la « zone contaminée ». Voilà un aperçu des conditions olfactives dans l’espace.