
Piratage des impôts : bloquer les prélèvements SEPA frauduleux contre les IBAN volés.
Avec la multiplication des piratages, la sécurité de nos informations bancaires est plus que jamais mise à l’épreuve. En effet, des millions d’IBAN ont été compromis, rendant inévitable la possibilité de voir un prélèvement non autorisé apparaître sur un compte bancaire.
La plupart des gens sous-estiment les risques liés à la divulgation de leur numéro de compte. Pourtant, le vol d’un IBAN peut entraîner des conséquences graves, notamment des prélèvements effectués à l’insu de la victime. Actuellement, on estime qu’environ 1,2 million d’IBAN circulent illégalement à la suite des récents piratages touchant la Direction Générale des Finances publiques. Ce phénomène n’est pas isolé, d’autres incidents, comme celui de Basic-Fit, illustrent aussi la vulnérabilité des données bancaires.
Pour se prémunir contre les prélèvements frauduleux, la vigilance est essentielle. La première recommandation est de surveiller régulièrement son compte bancaire. Bien que cela puisse sembler évident, beaucoup de personnes ne prennent pas l’habitude de vérifier leurs transactions. Dans les semaines suivant une fuite de données, il est conseillé de consulter son compte au moins une fois par jour pour détecter rapidement toute anomalie.
Les établissements bancaires envoient généralement des alertes en cas de transactions suspectes. Il est donc judicieux d’installer l’application mobile de sa banque si ce n’est pas déjà fait. Pour ceux qui craignent d’oublier de vérifier leur compte, établir une liste blanche peut s’avérer utile. Cette liste doit inclure toutes les entités autorisées à prélever des fonds, comme les fournisseurs de services ou les assurances. Pour mettre en place cette liste, il suffit de contacter son conseiller bancaire si l’option n’est pas disponible en ligne.
À l’inverse, une liste noire peut également être créée pour bloquer les prélèvements de comptes jugés non fiables, bien que cette mesure soit plus pertinente une fois qu’un problème a déjà été identifié.
En cas de prélèvement frauduleux, il est crucial d’agir rapidement. La première étape consiste à bloquer tous les prélèvements sur le compte afin de sécuriser les fonds. Certaines banques permettent cette action en ligne, tandis que d’autres nécessitent un contact avec un conseiller. Il est également impératif de signaler l’opération suspecte à son établissement bancaire. Si un agent virtuel est en charge du service client, il est possible de demander à parler à un conseiller humain.
Si le prélèvement non autorisé est découvert plusieurs jours après sa réalisation, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Pour les débits effectués en Europe, il est possible de contester la transaction jusqu’à 13 mois après la date du prélèvement. Pour les transactions en dehors de l’Europe, ce délai est réduit à 70 jours, mais peut être prolongé jusqu’à 120 jours dans certaines circonstances.
Une fois que la banque a confirmé que le prélèvement n’a pas été autorisé, elle procède au remboursement intégral de la somme. Les délais de traitement varient, mais sont généralement assez courts.
Enfin, il est important de rappeler que le piratage des données de la DGFiP ne concerne pas uniquement les IBAN. D’autres informations personnelles, telles que l’identité et l’adresse des victimes, ont également été compromises. Il est donc essentiel de rester vigilant face aux tentatives de phishing et d’informer ses proches des risques encourus, car les cybercriminels pourraient utiliser ces données pour tromper davantage de personnes.
