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« Pas à vendre » : Stellantis rejette les ambitions de BYD sur Maserati

Maserati représente moins de 1 % des ventes du groupe Stellantis, qui fait face à de nombreuses difficultés. Stella Li, vice-présidente de BYD, a jugé la marque Maserati « très intéressante » pour BYD, mais a indiqué qu’aucune décision n’a encore été prise pour le moment.


En difficulté, Maserati suscite un intérêt puissant de la part de BYD. Le géant chinois de l’électromobilité envisage un rachat de la marque italienne, mais aucune décision n’a encore été prise.

Le groupe Stellantis traverse des turbulences depuis plusieurs années, et veut redresser la barre sous la direction de son nouveau patron, Antonio Filosa. Un plan stratégique de 60 milliards d’euros a été lancé pour stabiliser la firme, qui met en avant quatre marques majeures, dont Maserati.

Maserati, qui ne représente pas plus de 1 % des ventes du groupe, pourrait chercher à se rapprocher de la Chine pour sa survie. Des négociations avec JAC et Huawei avaient été annoncées, mais Automotive News Europe rapporte qu’une autre entreprise chinoise, BYD, porte un intérêt particulier à Maserati.

BYD aspire à se développer sur le marché européen, notamment dans le secteur du luxe. Après le lancement de sa filiale Denza, Stella Li, vice-présidente de BYD, a déclaré le 13 mai que la marque Maserati est « très intéressante » pour eux, bien qu’aucune décision ne soit encore actée.

Il est essentiel de distinguer deux discussions distinctes. D’une part, BYD est en pourparlers pour acquérir des usines européennes peu utilisées, notamment celles de Stellantis, Renault et Nissan, afin de contourner les droits de douane européens sur les véhicules électriques chinois. D’autre part, la possibilité de racheter des marques de luxe, comme Maserati, est évaluée séparément. Les deux dossiers ne sont pas nécessairement liés, et BYD confirme avant tout son intérêt pour les usines.

Concernant Maserati, le directeur général de l’exploitation, Santo Ficili, a clairement affirmé que « Maserati n’est pas à vendre ». Cependant, il n exclut pas des collaborations technologiques avec des fabricants chinois. Malgré tout, des experts sont prudents quant à une éventuelle acquisition par BYD, bien que cette option ne soit pas « irréaliste ».

Les spécialistes estiment que « ce genre d’information paraît très séduisant dans un communiqué de presse, mais d’un point de vue économique, elle n’a guère de sens ». BYD a récemment connu des résultats décevants en Chine, ce qui pourrait entraver ses ambitions en Europe, malgré un bon mois de mai en France.

De plus, BYD a calmé les spéculations en déclarant à Automotive News qu’elle continue d’« étudier » la situation sans avoir pris d’initiatives concrètes. Cela souligne le fossé qui existe entre une consultation d’intérêt et un potentiel rachat.

BYD, basée à Shenzhen, souhaite intensifier sa présence en Europe en établissant des usines sur place pour éviter les droits de douane. Maserati possède déjà une usine à Modène, qui pourrait intéresser BYD pour assembler ses véhicules. Toutefois, il est également possible que le constructeur envisage d’acquérir d’autres marques, mais aucun détail n’a été communiqué à ce sujet.