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Ninja Crispi Pro : test de l’air fryer en verre, sans téflon ni antiadhésif

Un air fryer avec des cuves entièrement en verre, sans aucun revêtement antiadhésif : telle est la promesse du Ninja Crispi Pro 7-en-1. Après trois semaines d’utilisation, nous vous expliquons en quoi ce choix de matériau apporte des changements significatifs, tant positifs que négatifs.

Je vais commencer par un petit contexte personnel : dans ma cuisine, le téflon est banni. C’est un critère de choix que j’ai adopté depuis des années, et c’est pourquoi j’apprécie tant le Cosori Turbo Tower Pro Smart et son panier en céramique, testé dans nos colonnes. Une autre solution pour éviter les revêtements antiadhésifs est le verre. C’est précisément le pari du Ninja Crispi Pro : deux cuves en verre borosilicate, une station de cuisson qui se pose dessus, et sept modes de cuisson. Ninja avait déjà exploré cette option avec le Crispi original, un air fryer modulaire en verre qui nous avait convaincus. Cette version Pro monte en gamme avec davantage de modes, une température réglable et une grande cuve de 5,7 litres. Voyons si elle mérite sa place dans notre guide des meilleurs air fryers.

Fiche technique

Caractéristique Valeur
Modèle AS101EU
Programmes 7 modes : Max Crisp, Air Fry, Bake, Prove, Roast, Dehydrate, Re-Crisp
Puissance 2 050 W
Récipients fournis 2 cuves en verre CleanCrisp de 5,7 L et 2,3 L (3,8 L vendue séparément)
Dimensions L 30 cm x P 31 cm x H 28 cm
Poids 5,17 kg
Garantie 2 ans
Prix de lancement 249,99 €

L’exemplaire de ce test nous a été fourni par Ninja.

Design et prise en main

Le Crispi Pro ne ressemble à aucun autre air fryer. Oubliez le gros bloc en plastique avec son tiroir : ici, nous avons une station de cuisson, un bloc contenant le moteur et la résistance, qui se pose sur des cuves en verre.

Deux tailles sont fournies, une grande de 5,7 litres pour les repas familiaux et une petite de 2,3 litres pour les portions individuelles, avec une base modulaire qui s’adapte à chacune.

Une cuve intermédiaire de 3,8 litres est disponible en accessoire. Personnellement, je pense que j’investirai dans la cuve de 3,8 litres, un bon compromis. C’est astucieux de la part de Ninja de ne pas l’avoir fournie de base.

Esthétiquement, c’est une réussite. Le verre confère à l’appareil une allure de plat de cuisine raffiné plutôt que de gadget électroménager, et il trouve sa place sur un plan de travail sans détonner. Le gabarit reste raisonnable pour la catégorie, environ 30 cm dans chaque dimension, mais ne vous y trompez pas : entre la station, les deux cuves, les plaques et les couvercles, l’ensemble occupe plus de place qu’il n’y paraît une fois tout déballé.

Le verre a aussi un revers, le poids. Une cuve de 5,7 litres pleine de légumes est lourde, nettement plus lourde qu’un panier de friteuse classique, et les manipulations nécessitent deux mains et un peu d’attention. Les poignées fixes des cuves et la station qui se pose par-dessus rendent certaines manipulations moins fluides qu’un simple tiroir qu’on peut tirer d’une main.

Ce qu’il y a dans la boîte

– Station de cuisson Crispi Pro XL de 2 050 W avec son panneau de commande
– 2 cuves en verre CleanCrisp de 5,7 L et 2,3 L
– Base modulaire amovible pour adapter la station aux différentes cuves
– 2 plaques de cuisson Crousti pour surélever les aliments
– 2 couvercles de conservation et un livret de recettes

Pourquoi je fuis le téflon (et pourquoi le verre est une bonne réponse)

Il est nécessaire d’expliquer ma position. La quasi-totalité des air fryers du marché utilise des paniers recouverts d’un revêtement antiadhésif de type PTFE, le fameux téflon. Tant qu’il est intact et utilisé à température modérée, il ne pose pas de problème sanitaire avéré. Le souci, c’est la réalité : les rayures d’ustensiles, les éponges abrasives, les surchauffes au-delà de 260 °C qui dégradent le revêtement, et des particules qui finissent dans les aliments. Ajoutez à cela les questions autour des PFAS, cette famille de polluants éternels utilisés dans la fabrication de certains revêtements, et vous comprendrez pourquoi de plus en plus de personnes cherchent des alternatives.

Il existe deux options crédibles. La céramique d’abord, que j’apprécie tant sur le Cosori Turbo Tower Pro Smart, ou encore sur le Cosori Iconic Single et sa combinaison inox et céramique. Le verre ensuite, la voie choisie par Ninja : les cuves CleanCrisp sont annoncées sans PFAS, le verre est un matériau totalement inerte qui ne relâche rien, ne se raye pas au point de se dégrader, et ne craint aucune éponge. Un bonus non négligeable : c’est esthétiquement plus agréable, et la transparence permet de surveiller la cuisson en direct sans ouvrir, ce qu’aucun tiroir opaque ne permet.

Entretien et garantie

C’est l’un des gros points forts du concept : l’entretien est d’une simplicité désarmante. Les cuves en verre se lavent comme n’importe quel plat, au lave-vaisselle ou à la main, sans précaution particulière puisqu’il n’y a aucun revêtement à ménager. Les résidus de cuisson qui adhèrent partent avec un trempage, là où un panier antiadhésif usé garde ses traces à vie. Les plaques Crousti et les couvercles suivent le même régime, et la station de cuisson se contente d’un coup d’éponge sur la partie basse, en prenant soin de la résistance.

Ninja couvre l’appareil avec une garantie constructeur de 2 ans, et la logique modulaire joue en faveur de la longévité : les cuves, couvercles et plaques sont disponibles séparément en accessoires. Une cuve cassée (le verre reste du verre) se remplace sans changer la station, et inversement.

À l’usage : cuire, servir, conserver dans le même plat

Le tout-en-un est l’argument qui m’a le plus convaincu au quotidien. Le circuit classique d’un repas implique un plat de préparation, un panier de cuisson, un plat de service, puis un récipient de conservation, soit quatre choses à laver. Ici, tout se passe dans la même cuve : je prépare dedans, je cuis dedans, je pose la cuve sur la table pour servir, et les restes vont au réfrigérateur avec le couvercle de conservation fourni. Le lendemain, le mode Re-Crisp redonne du croustillant au contenu, toujours dans la même cuve. La quantité de vaisselle économisée sur une semaine est réelle, et le format en verre avec couvercle se glisse dans le réfrigérateur comme un plat ordinaire.

Côté cuisson, les résultats sont bons. Les frites ressortent dorées, les légumes rôtis sont réussis, et la circulation d’air fait son travail. La transparence du verre ajoute un vrai confort : on voit les aliments colorer en temps réel, on ajuste au jugé, et on n’ouvre plus toutes les trois minutes pour vérifier.

Cependant, deux réserves subsistent. D’abord, l’homogénéité n’est pas toujours parfaite : selon les aliments et le remplissage de la cuve, certaines zones dorent plus vite que d’autres, et un brassage à mi-cuisson reste conseillé, surtout dans la grande cuve de 5,7 litres. Les recettes délicates, comme les pâtisseries fines, montrent aussi les limites de l’exercice.

Ensuite, le format est moins expéditif qu’un tiroir : poser la station, la verrouiller, la retirer pour secouer les frites, la reposer… Face à la tour Cosori et ses tiroirs, le Crispi Pro perd le match de la rapidité de manipulation.

Les 7 modes en détail

Là où le Crispi original se limitait à quatre fonctions, le Pro en propose sept, sélectionnables directement sur l’appareil, avec réglage du temps et de la température pour chacune. Une fonction pause et un arrêt automatique complètent l’ensemble :

– Max Crisp : la pleine puissance pour les surgelés et tout ce qui doit croustiller, frites et nuggets végétaux en tête
– Air Fry : le mode standard de friture à air, le plus utilisé au quotidien
– Bake : une cuisson type four, plus douce, pour les gratins, gâteaux et clafoutis
– Prove : une chaleur basse et constante pour faire lever les pâtes à pain et à pizza, une rareté sur un air fryer
– Roast : pour rôtir légumes et grosses pièces avec une chaleur enveloppante
– Dehydrate : plusieurs heures à basse température pour déshydr