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Meta Ray-Ban trafiqués, accusés de « lunettes de pervers », désactivés à distance

Meta a décidé de prendre des mesures pour redorer l’image de ses lunettes connectées, souvent critiquées pour leur potentiel à filmer des personnes à leur insu. L’entreprise a annoncé qu’elle désactiverait à distance la fonction d’enregistrement des modèles dont la LED, indiquant l’activation de la caméra, a été modifiée. Cette initiative vise à contrer les abus liés à ces dispositifs.

Les lunettes, qui avaient déjà suscité des controverses en raison de leur piratage, permettant à certains utilisateurs de désactiver la LED d’enregistrement, sont désormais sous surveillance accrue. En effet, après avoir corrigé une faille de sécurité majeure, Meta intensifie ses efforts pour éviter que ses produits ne soient utilisés à des fins inappropriées.

La désactivation des capacités d’enregistrement transforme ces lunettes en simples écouteurs Bluetooth, ce qui soulève des questions sur leur utilité initiale. En réponse à des incidents malheureux, ces lunettes ont été surnommées « lunettes de pervers », un qualificatif peu flatteur qui a incité Meta à agir pour restaurer sa réputation.

Selon l’entreprise, seulement quelques milliers de paires auraient été intentionnellement altérées pour masquer la LED. Alex Himel, vice-président des wearables chez Meta, a affirmé que le risque était donc limité. Cependant, pour rassurer le public, Meta a lancé une campagne marketing aux États-Unis, mettant en avant la LED d’enregistrement comme un élément essentiel de transparence.

Cette campagne, qui inclut des affichages publicitaires, souligne que les lunettes sont conçues pour alerter les personnes à proximité lorsqu’une vidéo est en cours d’enregistrement. Malgré ces efforts, Meta semble consciente des défis persistants liés à la protection de la vie privée. Alex Himel a reconnu que la lutte contre l’enregistrement non autorisé est un combat difficile, qualifiant la situation de « course à l’échalote ».

Malgré ces préoccupations, Meta ne semble pas envisager de remettre en question la pertinence de ses lunettes connectées. Au contraire, l’entreprise envisage d’intégrer des algorithmes de reconnaissance faciale, malgré les implications éthiques que cela pourrait engendrer.