High-tech

L’Union européenne demande à WhatsApp d’accepter les IA concurrentes.

Meta doit réintégrer des chatbots concurrents à Meta AI dans son application WhatsApp, sous peine d’amende, suite à une décision de la Commission européenne rendue le mardi 9 juin 2026. Cette obligation fait partie d’une enquête pour abus de position dominante ouverte en décembre dernier, et Meta dispose de cinq jours pour se conformer, sous peine d’amendes pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial.

Depuis plus de six mois sous enquête, Meta doit réintégrer des chatbots concurrents à Meta AI dans son application WhatsApp, sous peine d’amende.
Crédit : Corentin Béchade pour Frandroid

La Commission européenne a statué le mardi 9 juin 2026, affirmant qu’il n’était pas question de laisser Mark Zuckerberg décider seul en Europe. Ainsi, elle a exigé que Meta ouvre WhatsApp à des robots conversationnels tiers, sans frais.

Ces exigences font suite à une enquête pour abus de position dominante, lancée en décembre dernier dans le cadre du DMA. Meta a cinq jours pour se conformer, sinon il risque des amendes pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial.

Un retour au statu quo

Bien que la sanction puisse sembler sévère, WhatsApp a les capacités techniques pour intégrer des IA concurrentes. Cela était d’ailleurs le cas jusqu’en octobre 2025, lorsque la société a choisi de modifier ses conditions d’utilisation pour faire de Meta AI le seul système disponible.

Bien que d’autres entreprises puissent encore proposer des solutions concurrentes à celles de Meta, les coûts d’entrée sont si élevés qu’ils découragent toute tentative. Il a donc été décidé de contraindre Meta à rétablir ses anciennes conditions d’accès pendant la durée de l’enquête et en attendant que Bruxelles prenne une décision finale concernant les abus éventuels de position dominante.

La commissaire à la concurrence, Teresa Ribera, a déclaré que les actions de Meta causent déjà « un grave préjudice à la concurrence sur le marché en pleine croissance des assistants d’IA » et qu’il est urgent d’agir, sinon l’entreprise pourrait « profiter de la domination sans pareille de WhatsApp pour favoriser son propre système d’IA et écarter la concurrence ».

Main dans la main avec Google et Apple

Meta considère cette décision comme une « interprétation excessive » des lois européennes sur la concurrence, « encouragée par des entreprises européennes qui règlent la note ». Cela laisse entendre une possible cible envers les Français de Poke.com et les Espagnols de chez Agentik, qui ont effectivement porté cette affaire devant la Commission.

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Meta a également annoncé son intention de faire appel, rejoignant ainsi une liste d’entreprises américaines mécontentes de la régulation européenne, dont Google et Apple, qui abordent souvent des préoccupations liées à la sécurité des données et à la vie privée.


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