
L’Europe envisage-t-elle d’interdire les lunettes connectées dans l’espace public
Les lunettes connectées, capables de filmer, photographier et parfois d’afficher des informations dans les verres, suscitent désormais des réactions de méfiance en Europe. Plusieurs autorités et acteurs évoquent des restrictions, tandis que Bruxelles rappelle que l’application des règles existantes dépend d’abord des États membres.
Un objet technologique devenu un sujet de société
Présentées depuis plusieurs années comme une nouvelle étape des objets connectés, ces montures ne se limitent plus à un usage de niche. Le groupe Meta a contribué à les populariser en s’associant à des marques comme Ray-Ban et Oakley, puis en misant sur des modèles présentés comme plus proches d’un accessoire de mode que d’un simple gadget. Selon la source, l’entreprise a aussi recruté Kylie Jenner cet été pour promouvoir une nouvelle monture dotée de fonctions liées à l’intelligence artificielle.
D’autres groupes, dont Google et Snap, s’intéressent également à ce marché. Cette montée en puissance explique en partie pourquoi la question de leur usage dans l’espace public prend de l’ampleur, notamment lorsque ces appareils peuvent enregistrer des images sans que les personnes autour d’elles en aient clairement conscience.
Des réactions nationales face aux risques de captation d’images
En Europe, les premières mesures concrètes citées concernent la Norvège. La ville d’Oslo a décidé cette semaine d’interdire les lunettes équipées de caméras dans les établissements scolaires. Le pays examine aussi la possibilité de bannir plus largement les fonctions de reconnaissance faciale sur ce type d’appareil.
Au Royaume-Uni, des médias ont alerté tout l’été sur les dangers associés à ces lunettes, qualifiées de manière critique dans la source. En France, l’association e-Enfance dit avoir reçu, via le 3018, une vingtaine de signalements de femmes filmées sans leur consentement, souvent dans des situations jugées humiliantes et relayées en ligne par des créateurs de contenus. Ces éléments nourrissent l’idée que le débat ne porte pas seulement sur la technologie, mais aussi sur le respect de la vie privée et le consentement.
Bruxelles observe, mais renvoie l’application aux États
La source indique qu’une eurodéputée slovaque, Veronika Cifrova Ostrihonova, a saisi la Commission européenne pour vérifier si ces montures respectent les règles de l’Union en matière de protection des données et d’intelligence artificielle. Elle dit attendre une réponse et plaide pour une réglementation plus ferme afin de protéger les femmes contre les risques d’enregistrement à leur insu.
De son côté, la Commission rappelle que l’exécution des règles européennes relève des autorités nationales. En parallèle, le Comité européen de la protection des données prépare pour l’automne un rapport sur l’« acceptabilité sociale » des lunettes intelligentes. La source ne dit pas si ce travail débouchera sur une interdiction générale, mais elle montre qu’un encadrement plus strict est désormais discuté.
Ce qu’il faut retenir
- La ville d’Oslo a interdit les lunettes à caméra dans les écoles, et la Norvège étudie aussi une restriction des fonctions de reconnaissance faciale.
- En France, e-Enfance dit avoir reçu une vingtaine de signalements liés à des femmes filmées sans consentement avec des lunettes connectées.
- La Commission européenne renvoie l’application des règles aux États, tandis qu’un rapport européen sur l’acceptabilité sociale de ces appareils est attendu à l’automne.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
