Le casque audio « Runner Diver2 Pro » défie natation et plongée.
Le casque Runner Diver2 Pro de Nank utilise le principe de la conduction osseuse et est totalement étanche avec une norme IP69. Il embarque 32 Go de mémoire interne, permettant de stocker l’équivalent de 3.000 à 8.000 morceaux selon la qualité d’encodage.
Métro, dodo, sous l’eau ! En période de chaleur extrême, les gros coussinets que l’on place sur les oreilles, typiques des casques audio classiques, ne sont pas de mise. De même, les bouchons en silicone à insérer dans le conduit auditif comme avec les écouteurs intra-auriculaires sont à éviter. Le nouveau casque Runner Diver2 Pro adopte une technologie de conduction osseuse. Déjà éprouvée dans le milieu sportif, elle apparaît de plus en plus chez les consommateurs pour leurs trajets quotidiens. Que vaut ce casque, qui peut également être utilisé dans l’eau… oui, sous l’eau ? 20 Minutes l’a testé.
La conduction osseuse à l’écoute
Les casques à conduction osseuse doivent désormais faire face à un nouveau concurrent, le Runner Diver2 Pro de la marque Nank. Nank (anciennement Naenka) est un fabricant chinois, dont les produits se retrouvent de plus en plus dans nos rayons, notamment face à ceux de Shokz, leader chinois également dans le secteur des équipements audio.
Ces casques fonctionnent différemment des modèles classiques : plutôt que de transmettre des sons par un déplacement d’air habituel, ils utilisent des vibrations mécaniques qui traversent les os du crâne pour atteindre la cochlée. Cela peut susciter des inquiétudes au début : ce système va-t-il provoquer des vibrations désagréables dans le crâne ? Une migraine est-elle à prévoir ? Pas du tout.
Fonctionnant par Bluetooth, ces casques présentent cependant un inconvénient : bien que leur qualité audio s’améliore chaque année, ils manquent souvent de dynamique et de basses. Le Runner Diver2 Pro ne fait pas exception à la règle, mais offre tout de même de nombreux atouts.
Une « réduction de bruit » physique
Avec son tour de nuque, le casque reste bien en place et ne bouge pas, même lors de mouvements brusques, par exemple en courant. À l’avant, ses deux coussinets vibrants se positionnent idéalement au niveau du pavillon de l’oreille.
La flexibilité de l’armature permet de les placer légèrement en appui sur le tragus (la petite partie cartilagineuse qui recouvre partiellement l’entrée du conduit auditif). C’est ici que Nank parle de « réduction de bruit ». En effet, en appuyant sur le tragus, le casque obstrue partiellement le conduit auditif, limitant ainsi la capture des sons environnants.
Les sons émis par le casque traversent cet obstacle sans difficulté grâce à leurs vibrations mécaniques. En pliant un peu l’armature vers l’arrière, les coussinets peuvent se placer au fond du pavillon. Dans ce cas, le conduit auditif est complètement dégagé et le casque passe en mode « Transparence », ce qui est plus sécurisant dans un environnement urbain, notamment pour faire du sport. Avec une autonomie allant jusqu’à 10 heures, il est possible de courir longtemps, mais aussi de nager.
Le Runner Diver2 Pro est entièrement étanche (norme IP69, résistant aux jets d’eau puissants), et peut donc s’utiliser dans l’eau… et sous l’eau. L’écoute ne se fait pas par une transmission Bluetooth classique en laissant son smartphone au bord de la piscine, car le signal Bluetooth ne se propage pas dans l’eau. Ce casque est donc équipé d’une mémoire interne de 32 Go, permettant de stocker entre 3.000 et 8.000 morceaux, selon la qualité d’encodage. Les transferts se font via un câble avec un ordinateur, fourni dans la boîte.
Good vibrations
Conclusion : le Runner Diver2 Pro de Nank remplit bien son rôle. Bien qu’il n’y ait pas d’application dédiée, son ergonomie, avec trois touches placées sur l’une des branches juste derrière l’oreille droite, est suffisante pour une utilisation quotidienne. En termes d’audio, les limites mentionnées précédemment se confirment. Malgré un manque de basses, le casque propose une restitution très « médium », avec un certain relief lorsque des notes aiguës apparaissent dans les morceaux.
Il s’avère également performant pour les conversations audio en mode kit mains libres. Dans la boîte, Nank a inclus trois paires de ce que le fabricant appelle des « amplificateurs de qualité sonore ». Il s’agit d’accessoires en silicone (tailles L, M et S) à insérer dans le pavillon de chaque oreille avant de fixer le casque. Leur but est d’améliorer les basses. Toutefois, il convient de noter qu’à fort volume (testé avec le nouvel album de Placebo !), les coussinets vibrants peuvent devenir gênants au niveau des tragus.
Une alternative à Shokz
Actuellement proposé à 139 euros sur le site de Nank, le Runner Diver2 Pro représente un excellent rapport qualité-prix pour un casque à conduction osseuse Bluetooth/MP3, avec la possibilité de l’utiliser dans l’eau. Son concurrent, l’OpenSwim Pro de Shokz, est vendu à 194 euros. Toutefois, il existe une différence notable entre ces modèles : les transducteurs du casque Nank sont positionnés sur ou dans le pavillon de l’oreille, tandis que ceux du Shokz se trouvent à l’extérieur, entre la tempe et l’avant de l’oreille, au niveau de l’os zygomatique. C’est une question de confort à ne pas négliger…
