
L’Arcom ouvre une enquête sur la plateforme française Mym spécialisée dans les contenus sexuels
L’Arcom a ouvert une enquête sur Mym, plateforme française qui permet à des créateurs de vendre des contenus à leurs abonnés, souvent à caractère sexuel. Le régulateur soupçonne des manquements aux règles européennes sur la protection des mineurs et la transparence, un contrôle qui peut déboucher sur des sanctions.
Ce que vise l’enquête
Selon le communiqué de l’autorité, une demande d’informations a été envoyée à la plateforme le 14 octobre. Mym dispose de quinze jours pour répondre, faute de quoi une sanction peut être envisagée. L’Arcom dit vouloir vérifier si le service respecte le règlement sur les services numériques, qui impose aux plateformes présentes en Europe des obligations sur la transparence, la lutte contre les contenus illicites et la protection des mineurs.
Les points de vigilance relevés par l’Arcom
D’après la première analyse menée par le régulateur, deux sujets posent question. Le premier concerne les dispositifs de vérification de l’âge, jugés insuffisamment solides au regard des risques liés à l’accès de mineurs à des contenus sensibles. Le second porte sur la transparence du service : l’Arcom estime que les conditions générales d’utilisation seraient incomplètes et que les informations disponibles sur les systèmes de recommandation ne seraient pas assez détaillées.
La plateforme, lancée en 2019, revendique plus de 18 millions d’utilisateurs. Elle se présente comme un réseau social permettant d’accéder à des contenus exclusifs et personnalisés, souvent érotiques ou sexuels, ce qui explique l’attention particulière portée à ses mécanismes de contrôle et d’information.
Les enjeux concrets pour la plateforme
Cette procédure place Mym sous surveillance sur deux fronts : la capacité à empêcher l’accès des mineurs à des contenus réservés aux adultes, et la clarté des règles qui encadrent son fonctionnement. L’enquête ne conclut pas encore à une infraction, mais elle marque une étape formelle dans l’examen de la conformité du service au cadre européen. La réponse de la plateforme sera déterminante pour la suite, puisque l’Arcom peut s’appuyer sur ces éléments pour décider d’éventuelles suites administratives.
Ce qu’il faut retenir
- L’Arcom a ouvert une enquête sur Mym après avoir relevé des soupçons de non-conformité au règlement européen sur les services numériques.
- Le régulateur vise surtout le contrôle de l’âge des utilisateurs et la transparence des conditions d’utilisation et des systèmes de recommandation.
- Mym, lancé en 2019, revendique plus de 18 millions d’utilisateurs et propose des contenus souvent érotiques ou sexuels.
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