
« La marque française Lapierre placée en redressement judiciaire, une décision attendue »
Le tribunal de commerce de Dijon a donné son feu vert le 25 août à la procédure de redressement judiciaire de Cycles Lapierre, une entreprise emblématique du secteur du vélo en France. Fondée en 1946 à Dijon, la marque traverse une période difficile, exacerbée par l’effondrement cet été de son groupe mère néerlandais, Accell, leader du marché européen. Cette situation a eu des répercussions sur plusieurs marques de vélo sur le continent. Pour tenter de redresser la barre, Lapierre avait sollicité un redressement judiciaire début août, et la décision tant attendue est tombée ce mardi.
William Perrier, directeur général de Lapierre, a partagé cette avancée avec Frandroid, soulignant que « le Tribunal vient d’ouvrir le redressement judiciaire des Cycles Lapierre. C’est la décision que nous espérions : elle nous permet de poursuivre l’activité et nous donne le cadre pour finaliser notre plan et trouver un investisseur. Rien n’est acquis, mais le combat continue et nous allons l’accélérer ».
Cette procédure de redressement judiciaire est cruciale car elle offre à l’entreprise un cadre légal pour continuer ses opérations, tout en étant sous la supervision du tribunal, généralement pour une durée de six mois. Il est essentiel de noter qu’il ne s’agit pas d’une liquidation, ce qui laisse la porte ouverte à un potentiel rebond.
Actuellement, Lapierre emploie 106 personnes sur son site de Dijon et a enregistré un chiffre d’affaires de 99,1 millions d’euros en 2025. Cependant, le redressement ne résout pas tous les défis. La marque doit maintenant attirer un nouvel investisseur, qu’il soit industriel ou financier, pour assurer son avenir. William Perrier avait déjà esquissé son plan pour relancer l’entreprise dans une précédente interview.
Les clients de Lapierre peuvent se rassurer : tant que l’activité se poursuit à Dijon, la garantie et la disponibilité des pièces de rechange sont maintenues, et la production des vélos continue.
