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La Ferrari Luce : la première voiture électrique qui ne brise pas les codes.

La Ferrari Luce, première voiture électrique de la marque Ferrari, possède une fiche technique comprenant 4 moteurs, 1 050 ch et un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. La commercialisation de la Luce débutera en Italie à partir de 550 000 euros, avec des premières livraisons prévues au quatrième trimestre 2026.

Voici la Ferrari Luce, la première voiture électrique de la marque. Pour convaincre les sceptiques, elle s’appuie sur un design co-conçu par le créateur de l’iPhone, un habitacle unique et des spécifications impressionnantes : 4 moteurs, 1 050 ch et un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Cela suffira-t-il à séduire ?
Ferrari Luce // Source : Ferrari

Voici la première voiture électrique de Ferrari, nommée Luce (lumière en italien). Elle marque un tournant dans l’histoire de la marque, un défi de taille : une Ferrari peut-elle conserver son essence sans un puissant moteur à essence ?

Tout est neuf avec la Luce. Cela commence par la conception de la voiture, avec un design extérieur et intérieur co-conçu par LoveFrom, le studio de Jony Ive et Marc Newson, les créateurs de l’iPhone et de l’Apple Watch.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

La silhouette est audacieuse, les chiffres impressionnants (4 moteurs, 1 050 ch, 122 kWh de batterie), mais une question subsiste : les clients suivront-ils ? Voici ce qu’il faut savoir sur cette voiture électrique unique.

Avant d’entrer dans les détails, sachez que nous avons eu l’occasion de découvrir et de tester la Ferrari Luce en Italie. Nos premières impressions sont disponibles dans notre article dédié.

Un design unique en son genre

La Luce refuse de se conformer aux standards : issue d’une collaboration entre LoveFrom et le studio de design Ferrari, elle se distingue par un style inimitable, qui interroge et dérange parfois : difficile d’adopter une attitude neutre face à une silhouette aussi atypique.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Son allure monolithique, proche du brutaliste, est remarquable avec des dimensions généreuses : 5,02 m de long (dont 2,96 m d’empattement), 2,00 m de large et 1,54 m de haut – un montant inférieur de 5 cm par rapport au Purosangue, le SUV de Ferrari.

Les proportions sont également originales, profitant de sa plateforme électrique. L’absence de moteur V12 et du système de refroidissement permet de réduire presque totalement le capot, remplacé par une surface noire qui prolonge le pare-brise, sur laquelle repose un aileron de la même couleur que la carrosserie – la Luce est désignée comme la Ferrari la plus aérodynamique de l’histoire, selon la marque.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Le profil se caractérise par une très haute ceinture de caisse, dissimulée par des jantes surdimensionnées : 23 pouces à l’avant, 24 pouces à l’arrière, avec deux designs disponibles. Les poignées de porte sont habilement cachées, mais la porte arrière s’ouvre à l’opposé des portes avant, comme sur le Purosangue.

À l’arrière, le masque noir et l’aileron sont présents, mais cachent cette fois-ci quatre feux ronds – un hommage subtil aux Ferrari emblématiques, rappelant la 360 Modena, tandis que la Testarossa se manifeste avec des ailes arrière imposantes et une ligne angulaire – peut-être la seule arête de cette carrosserie.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

En résumé, un design qui suscitera sûrement des discussions. Ferrari a souhaité marquer le coup pour son premier modèle électrique, tirant parti des spécificités d’une telle architecture ; la clientèle suivra-t-elle ?

Une nouvelle approche de l’habitacle

La fin du tout tactile ?

La planche de bord de la Ferrari Luce ne surprend guère, car la marque en avait déjà parlé précédemment.

C’est ici que l’influence des anciens designers d’Apple se fait sentir : les finitions et les détails de cette planche de bord rappellent fortement les produits de la marque à la pomme.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Les écrans occupent une position centrale (des dalles OLED fournies par Samsung), mais les commandes physiques (boutons, molettes, interrupteurs, aiguilles) restent mises en avant.

Sur l’écran central pivotant, les menus ne concernent que les réglages moins importants. Les fonctions essentielles (ventilation, médias, etc.) se pilotent d’un geste de la main.

En intéressant, il n’y a pas de système de navigation intégré ; tout passe par un smartphone, que ce soit avec Android Auto ou Apple CarPlay. La voiture pourra partager ses données, notamment concernant l’autonomie, permettant d’utiliser un planificateur de trajet pour calculer les arrêts de recharge lors de longs trajets.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Bien entendu, le poste de conduite a bénéficié d’une attention particulière. Le volant réinterprète les modèles classiques, tout en intégrant des éléments modernes. Deux platines de commandes sont présentes, avec le célèbre Manettino à droite (pour sélectionner les modes de conduite) et l’arrivée d’un e-Manettino à gauche pour ajuster la puissance disponible (et donc l’autonomie).

On trouve également deux palettes : loin d’une fausse boîte de vitesses, elles ont un rôle mécanique, ajustant le couple moteur et la puissance de régénération.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Les trois compteurs combinent également des éléments OLED et des aiguilles, tout en respectant les codes de Ferrari – couleur et style compris. Les écrans permettent de modifier les affichages en fonction des modes de conduite et des informations souhaitées par le conducteur.

La première Ferrari 5 places de l’histoire

Une autre avancée d’une plateforme électrique : un espace intérieur optimisé, sans tunnel de transmission ni boîte de vitesses. Ferrari en a profité pour proposer une vraie banquette arrière, faisant de la Luce la première Ferrari 5 places.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Les passagers pourront profiter de leur propre écran, permettant également de régler la ventilation et d’observer les performances en temps réel.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Le coffre est également généreux : avec 597 litres, il surpasse les 473 litres du Purosangue. Pratique pour une Ferrari.

Une fiche technique corsée

Un moteur par roue

Un autre atout d’une plateforme entièrement électrique : une liberté technique inédite pour les concepteurs de la Luce. Elle est équipée de quatre moteurs électriques (un par roue), offrant une puissance totale de 772 kW (1050 ch) et 990 Nm de couple. Les performances sont probantes : un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, un 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale de 310 km/h.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Au-delà des moteurs, permettant un contrôle individuel du couple, chaque roue dispose également de sa propre direction et d’une gestion de la suspension active fonctionnant sous 48 volts. L’objectif est d’optimiser le comportement de la voiture pour améliorer l’agilité et le confort – un système de contrôle dédié analyse tous ces paramètres 200 fois par seconde, en tenant compte des modes de conduite sélectionnés.

De plus, le centre de gravité abaissé, grâce à la batterie intégrée au plancher, permet de compenser les 2 260 kg à vide de la Luce. Un poids qui peut sembler élevé, mais comparable à celui d’un Peugeot E-5008, grâce à un important travail d’allègement sur la structure, majoritairement en aluminium.

Un bruit pas si factice

Outre les palettes au volant, le son constitue un élément crucial de l’interaction entre la Luce et son conducteur : il est difficile d’imaginer une Ferrari totalement silencieuse.

Ici, aucun faux V8 retransmis dans les haut-parleurs : un accéléromètre placé sur l’onduleur capte et amplifie les vibrations naturelles des composants mécaniques (moteurs, réducteurs, etc.) ; un logiciel maison traite et ajuste cette source avant de l’envoyer dans l’habitacle et à l’extérieur.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Le niveau sonore varie selon le mode sélectionné avec l’e-Manettino, allant de la plus forte intensité en mode “Perfo” à un silence total en mode “Range”.

Une batterie XXL

Évidemment, la batterie est au cœur de la Luce, placée entre les essieux afin d’assurer une répartition des masses presque optimale.

Sa capacité ? 122 kWh, un chiffre impressionnant obtenu grâce à 210 cellules NMC (nickel – manganèse – cobalt) co-développées avec SK On, offrant une densité énergétique élevée (305 Wh/kg, alors que la plupart des véhicules de série ne dépassent pas 250 Wh/kg).

Cette capacité permet à Ferrari d’annoncer une autonomie de 530 km selon le cycle WLTP. Pour ce qui est de la recharge, son architecture de 800 volts permet d’accepter jusqu’à 350 kW de puissance, permettant de passer de 20 à 80 % de charge en seulement 20 minutes. À domicile ou sur les bornes de charge lentes en ville, la recharge peut aller jusqu’à 22 kW, permettant une recharge de 10 à 100 % en 5 heures.

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

Il est crucial de s’occuper du refroidissement, essentiel pour garantir les meilleures performances sur la plus large période possible. Chaque module est refroidi par eau, géré par un logiciel qui supervise les trois grilles d’aération dans la calandre de la Luce.

Cette chaleur produite par la batterie et les moteurs peut également être utilisée pour chauffer l’habitacle, réduisant ainsi le besoin d’un chauffage électrique – un avantage pour la consommation générale.

Une proposition complémentaire

La Ferrari Luce indique-t-elle la fin des Ferrari à moteur thermique ? Pas vraiment : la marque précise que sa Luce est complémentaire de sa gamme existante, thermique et hybride, et que toutes les motorisations continueront à coexist

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Ferrari Luce // Source : Ferrari

En 2030, la marque prévoit de vendre 40 % de véhicules à moteur thermique, 40 % d’hybrides et 20 % de véhicules entièrement électriques. Cela vise à rassurer les clients… et les investisseurs : d’anciennes marques de sport ayant tenté l’aventure électrique, comme Porsche et Maserati, en ont souffert commercialement.

La Ferrari Luce sera commercialisée en Italie à partir de 550 000 euros, avec les premières livraisons prévues pour le quatrième trimestre 2026.