J’ai testé le Garmin Cirqa : une première copie trop paresseuse
Garmin entre enfin sur le marché des bracelets connectés sans écran avec le Cirqa, un modèle vendu 199,99 euros depuis fin juillet 2026. Dans ce test, l’appareil apparaît comme une première tentative sérieuse sur le papier, mais encore trop proche d’un produit minimaliste assemblé sans vraie rupture logicielle face à Whoop.
Un bracelet pensé pour le suivi continu, mais au design très sobre
Le Cirqa reprend l’idée centrale de cette catégorie : un bracelet porté jour et nuit pour mesurer la fréquence cardiaque, le sommeil et la récupération, sans affichage au poignet. Garmin propose un boîtier de 47 x 27 x 9 mm pour 20,7 g, avec un bracelet en tissu jugé confortable par le testeur, même si l’ensemble reste assez imposant. Le modèle peut être porté au poignet ou au biceps, ce dernier usage étant présenté comme intéressant pour ceux qui veulent le faire oublier sous un vêtement ou améliorer la mesure pendant l’effort.
Le produit est décliné en quatre couleurs de bracelet, mais le boîtier reste noir. La fermeture par scratch facilite l’ajustement et le séchage après la douche ou le sport. En revanche, le test souligne que le format L/XL peut être trop juste pour les petits poignets.
Une application riche, mais vieillissante et peu adaptée à l’usage
Le principal reproche adressé au Cirqa concerne Garmin Connect. L’application donne accès aux données sans abonnement obligatoire, ce qui constitue un avantage net face à Whoop, mais son interface est décrite comme dense, peu intuitive et peu modernisée. Garmin a ajouté quelques cartes de synthèse en page d’accueil, mais cela ne suffit pas à masquer une organisation jugée lourde.
Le Cirqa introduit aussi un bouton physique, utilisé pour lancer ou arrêter une activité favorite et gérer l’alarme. Ce choix est présenté comme surprenant pour un bracelet censé se faire oublier. Le testeur dit avoir déclenché plusieurs activités par erreur. Une mise à jour début septembre 2026 a corrigé une partie de la gestion du réveil, mais l’ensemble reste moins fluide que chez Whoop.
Des mesures correctes au quotidien, plus fragiles en sport intense
Sur le plan des capteurs, Garmin reste sur l’essentiel : fréquence cardiaque optique, SpO2, accéléromètre et température cutanée. Le bracelet ne dispose ni de GPS ni d’électrocardiogramme. Pour le sommeil, Garmin agrège plusieurs données nocturnes afin de produire un score sur 100, mais le test rappelle que la marque n’est pas réputée pour être la plus fiable dans ce domaine.
En activité, le Cirqa détecte correctement certaines courses, mais se montre moins autonome que Whoop pour identifier et clôturer les séances. Le test note aussi des écarts sur la fréquence cardiaque lors d’efforts plus intenses, surtout avec le port au poignet. Garmin permet toutefois de diffuser la fréquence cardiaque vers d’autres appareils, comme un compteur de vélo ou un tapis de course.
Côté autonomie, Garmin annonce 10 jours. Les essais rapportés vont de 7 à 12 jours selon l’usage, avec une baisse marquée lorsque la SpO2 nocturne est activée. La recharge complète prend un peu plus d’une heure.
Ce qu’il faut retenir
- Le Garmin Cirqa est vendu 199,99 euros, sans abonnement obligatoire pour accéder à l’essentiel de Garmin Connect.
- Le bracelet suit le sommeil, la fréquence cardiaque et la récupération, mais le test juge l’application trop vieillissante et l’autonomie variable selon les réglages.
- En sport, le Cirqa détecte certaines activités, mais reste moins autonome et moins convaincant que Whoop sur la précision et l’analyse continue.
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