
Italie : la police retrouve un tableau volé grâce à l’intelligence artificielle
En Italie, la police chargée de la protection du patrimoine culturel a retrouvé en octobre 2024 un tableau volé vingt ans plus tôt, grâce à un algorithme d’intelligence artificielle. L’affaire illustre l’apport concret de cet outil pour repérer des œuvres d’art disparues, mais aussi ses limites : il aide à identifier, pas à remplacer l’enquête.
Ce qui a été retrouvé et dans quelles conditions
L’œuvre retrouvée est un tableau du XVIIe siècle représentant sainte Agnès. Il avait été volé le 11 août 2004 dans la petite église de Virgo Potens, à Sulmona, près de Naples, lors du salon annuel des antiquités de Parme. Après le vol, le tableau avait été partiellement modifié, vraisemblablement pour compliquer son identification.
La restitution a été possible après une recherche menée par la police du patrimoine culturel italien à l’aide d’un système d’IA mis en service en novembre 2023.
Comment l’algorithme aide la police
Avant cet outil, les policiers devaient comparer manuellement les œuvres vues dans des salons, magasins d’antiquités ou ventes aux enchères avec une base de données de biens culturels pillés. Cette base, alimentée depuis 1969, contient plus d’un million d’objets.
Le système d’IA va plus loin que de simples recherches par mots-clés. Il peut repérer des correspondances visuelles plus discrètes, comme des nuances de couleur, des silhouettes approximatives ou des fragments de tableaux découpés puis réassemblés.
| Avant l’IA | Avec l’IA |
|---|---|
| Recherche manuelle dans la base de données | Analyse automatisée des ressemblances visuelles |
| Comparaison surtout par mots-clés | Détection de détails plus subtils |
| Processus long et parfois inefficace | Mise en relation plus rapide des œuvres suspectes |
Ce que l’on sait, et ce qui reste limité
Le système a déjà permis d’identifier plus de 300 grands tableaux et statues volés, ainsi que 165 000 objets de plus petite taille, pour un montant total de 203 millions d’euros, selon la BBC citée dans le texte source.
En revanche, l’IA ne remplace pas le travail policier. Les enquêteurs doivent toujours alimenter la base de données et procéder aux arrestations. Le texte souligne aussi des limites : difficulté à détecter certains objets en 3D, risque de confondre une œuvre originale avec une copie, et possibilité que les voleurs utilisent eux-mêmes l’IA pour falsifier des œuvres.
À retenir
- Un tableau volé en 2004 a été retrouvé en octobre 2024 grâce à l’IA.
- L’outil complète l’enquête policière, mais ne la remplace pas.
- La police n’a pas retrouvé les voleurs de 2004.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
